Par Rédaction | Sport
La confrontation entre Oklahoma City et San Antonio a laissé des traces bien au-delà du score final. Dans une ligue où chaque mot est scruté, une simple analyse d’après-match peut rapidement devenir un sujet brûlant. Cette fois, c’est Victor Wembanyama qui se retrouve au centre des débats, sans même avoir pris la parole.
Le Thunder, champion en titre, a enfin trouvé la solution face aux Spurs après trois défaites consécutives cette saison. La victoire nette 119-98 a surtout été marquée par la capacité d’Oklahoma City à limiter l’impact de Wembanyama, contenu à 17 points avec une influence globale bien moindre que lors des précédents affrontements. Une performance collective défensive qui a changé la dynamique de cette rivalité naissante.
Depuis son arrivée en NBA, le phénomène français pose des problèmes constants par sa taille hors normes et son envergure irréelle. Même les joueurs les plus aguerris peinent à s’adapter à ce profil inédit. Pourtant, certains adversaires commencent à identifier des axes de travail plus précis, cherchant à réduire son influence autrement que par un simple défi athlétique.
Une analyse qui fait déjà réagir
Interrogé après la rencontre, Alex Caruso a livré une lecture très directe du jeu de Wembanyama. Le guard d’Oklahoma City a reconnu l’impact de la longueur du Français, tout en pointant un aspect qu’il estime exploitable dans certaines situations. « Offensivement, il est encore très brut. Sa longueur pose problème, mais il n’est pas aussi fort qu’un Giannis, qu’un Jokic, qu’un Sengun ou même qu’un Kevin Durant. C’est quelque chose dont il faut tirer avantage », a expliqué le double champion NBA dans les vestiaires.
Ces propos n’affirment pas que Wembanyama manquerait totalement de puissance, mais ils soulignent une comparaison directe avec d’autres intérieurs dominants de la ligue. En NBA, ce type de déclaration est souvent perçu comme une invitation, volontaire ou non, à répondre sur le terrain. D’autant plus lorsque l’intéressé est déjà cité parmi les candidats précoces au MVP.
Pour l’instant, le joueur des Spurs n’a pas réagi publiquement aux paroles de Caruso. Fidèle à son habitude, il a préféré laisser parler son jeu, sans entrer dans un échange verbal inutile. Mais dans une saison où chaque confrontation est scrutée, ce silence pourrait n’être que temporaire.
Le dernier duel de saison régulière entre San Antonio et Oklahoma City est programmé début février. Un rendez-vous déjà attendu, où chaque détail sera analysé. Si Wembanyama choisit de répondre, ce sera probablement par l’intensité, l’impact physique et la domination pure, autant d’éléments qui ont déjà fait sa réputation.
