NBA – « Pas un manque de respect » : dure réalité pour LeBron James ?

LeBron James, star des Lakers, dans son podcast
Mind The Game (DR)

Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport

La place de LeBron James dans la hiérarchie actuelle de la NBA continue de susciter des débats passionnés. À 41 ans, la longévité de la star des Lakers brouille les repères habituels et oblige à revoir certains standards. Pour Gilbert Arenas, cette discussion mérite surtout d’être remise dans son contexte.

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Depuis plus de vingt ans, LeBron James est jugé selon des critères hors normes. Saison après saison, il a habitué observateurs et supporters à une excellence constante, au point d’être presque automatiquement intégré au top 10 des joueurs de la ligue. Cette année, avec des moyennes plus “humaines”, certains y voient enfin la trace du temps qui passe.

Pourtant, Gilbert Arenas estime que cette lecture est profondément biaisée. Selon lui, le simple fait de s’interroger sur la présence d’un joueur de 41 ans parmi l’élite révèle surtout l’exigence démesurée qui entoure LeBron depuis ses débuts. À ses yeux, ce débat devrait davantage valoriser la nouvelle génération que pointer un supposé déclin.

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Une lecture différente de la hiérarchie actuelle

« Dire que LeBron James n’est pas dans le top 10 actuellement n’est pas un manque de respect. Il a 41 ans. S’il était encore top 10 à cet âge-là, ça dirait quelque chose d’inquiétant sur la ligue », a-t-il expliqué, en soulignant que cette réalité est avant tout positive pour l’avenir de la NBA.



Arenas va même plus loin en situant précisément James dans la hiérarchie actuelle. « Si je devais le classer aujourd’hui, je dirais quelque part entre la 15e et la 22e place. On peut débattre de cette fourchette, mais il n’est clairement pas loin du sommet », a-t-il ajouté, rappelant que ce classement reste exceptionnel pour un joueur de cet âge.

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Ces propos n’enlèvent rien à l’impact réel du King sur le parquet. Sur la dernière séquence, LeBron a nettement haussé son niveau de jeu, assumant davantage de responsabilités offensives et montrant une disponibilité physique impressionnante. Sa volonté d’enchaîner les minutes et les matches consécutifs témoigne d’une préparation minutieuse pour la seconde moitié de saison.

Le débat soulevé par Arenas invite surtout à changer de perspective. Le King n’est peut-être plus le joueur qui domine la ligue comme à son apogée, mais il reste une référence majeure. À 41 ans, continuer à influencer le jeu à ce niveau-là n’est pas une anomalie à critiquer, mais une longévité qui force encore le respect.

Conférence Ouest LeBron James Los Angeles Lakers NBA 24/24