Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
La longévité exceptionnelle de LeBron James continue de bousculer les certitudes, y compris chez ses détracteurs les plus acharnés. À 41 ans passés, toujours performant et décisif, la star des Lakers force le respect dans une ligue où la durée de vie au sommet est habituellement bien plus courte. Un constat qui pousse aujourd’hui certains anciens critiques à revoir radicalement leur jugement.
Rashad McCants, longtemps connu pour ses attaques répétées envers LeBron, a récemment opéré un virage spectaculaire. Celui qui n’hésitait pas à pointer le moindre défaut du King admet désormais que ce qu’il accomplit dépasse l’entendement. Pour McCants, la discussion ne porte plus uniquement sur le talent pur ou l’esthétique du jeu, mais sur une constance et une durabilité jamais vues auparavant.
« C’est avant tout une question d’appréciation de la longévité. Statistiquement et sur le nombre d’années jouées, il ne reste plus que LeBron », a-t-il expliqué, avant d’ajouter qu’il ne voyait tout simplement personne capable de reproduire un tel parcours. « Je ne pense pas que qui que ce soit puisse surpasser ça », a-t-il insisté.
Une reconnaissance sans renier les légendes
Pour autant, Rashad McCants prend soin de préciser qu’il ne renie pas Michael Jordan ni Kobe Bryant. Selon lui, ces deux icônes ont dépassé depuis longtemps le cadre du débat classique sur le GOAT, appartenant à une catégorie à part, presque intouchable. LeBron, de son côté, serait encore en train d’écrire son histoire, avec la possibilité de rejoindre ce panthéon une fois sa carrière achevée.
Cette prise de position est d’autant plus marquante que McCants faisait encore partie, il y a peu, des critiques les plus virulents du quadruple champion NBA. Il reprochait notamment aux Lakers de ne pas suffisamment responsabiliser leur leader et pointait son investissement défensif. Ce revirement soudain souligne à quel point les performances actuelles de LeBron ont fini par balayer toute contestation rationnelle.
Au-delà des débats générationnels, cette reconnaissance tardive illustre une vérité simple : la longévité est devenue un argument central dans l’évaluation de la grandeur. Là où beaucoup de superstars déclinent ou disparaissent, LeBron continue d’évoluer à un niveau élite, défiant les lois du temps et de la physiologie.
Qu’on l’apprécie ou non, la réalité s’impose désormais même à ses anciens détracteurs. « Je dois lui donner le crédit qu’il mérite, pour avoir fait l’impossible, durer aussi longtemps et jouer encore comme s’il avait 23 ans », a conclu McCants. Une phrase qui résume parfaitement le sentiment général : LeBron James est en train d’accomplir quelque chose que la NBA n’avait encore jamais connu.
