Par Rédaction | Sport
Un an après un transfert qui a bouleversé la NBA, le dossier Luka Dončić continue de faire parler, surtout à Dallas. Pourtant, du côté des principaux intéressés, le discours se veut désormais apaisé. Jason Kidd a tenu à clarifier la position de la franchise texane et celle de son ancien leader.
Pour l’entraîneur des Mavericks, le temps a fait son œuvre. Malgré l’onde de choc provoquée par le départ de Dončić vers Los Angeles, Dallas n’entend plus regarder dans le rétroviseur. Kidd assume pleinement la dimension business de la NBA et estime que chaque partie a désormais tourné la page, même si le souvenir de cette décision reste encore très vif chez les supporters.
Interrogé avant de retrouver son ancien meneur, Jason Kidd a été direct. « Cela fait un an, l’an prochain ce sera deux ans, puis trois. On continuera de compter. Luka est passé à autre chose et nous aussi. Il joue à un très haut niveau, il mène la ligue au scoring et son équipe est dans la course. Pour ça, on lui souhaite le meilleur. Mais c’est le business du basket », a-t-il déclaré, assumant sans détour la séparation.
Une rupture aux conséquences durables pour Dallas
Le transfert avait pourtant provoqué un séisme. Dončić, accompagné de Maxi Kleber et Markieff Morris, avait été envoyé aux Lakers contre Anthony Davis, Max Christie et un choix de premier tour 2029. Une décision incomprise, tant le Slovène venait de conduire Dallas en Finales NBA et incarnait l’héritier naturel de Dirk Nowitzki. À l’époque, l’arrière n’imaginait pas une seule seconde quitter la franchise qu’il représentait depuis 2018.
Sur le plan sportif, le contraste est saisissant. Anthony Davis, miné par une blessure à la main, se retrouve aujourd’hui sur le marché des transferts et pourrait manquer encore plusieurs semaines de compétition. Dallas, avec un bilan de 19 victoires pour 26 défaites, végète hors du top 10 à l’Ouest et peine à se projeter sereinement vers l’avenir immédiat.
À l’inverse, Luka Dončić s’épanouit pleinement à Los Angeles. Leader offensif incontesté, candidat crédible au trophée de MVP, il tourne à plus de 33 points de moyenne et porte des Lakers solides, cinquièmes de la Conférence Ouest. Sa réussite ne fait que renforcer le sentiment d’amertume d’une partie de Dallas, même si la franchise tente désormais de se reconstruire autour de Cooper Flagg, premier choix de la dernière Draft.
Jason Kidd, lucide, préfère retenir la capacité d’adaptation du joueur. « On aimerait tous rester dans une seule franchise, Dirk est l’exemple parfait. Mais le business du basket fait que parfois, tout change et il faut s’adapter. Cela ne signifie pas que ta carrière s’arrête. Il faut continuer à avancer, à progresser, à enrichir son jeu. Je pense que c’est exactement ce que ça a fait pour lui », a-t-il conclu. Une façon d’admettre que, même séparés, Dončić et Dallas ont pris des chemins désormais irréversibles.
