Par Rédaction | Sport
À 41 ans, LeBron James continue de défier le temps et les attentes. Saison après saison, son niveau de jeu reste celui d’un leader capable d’influencer le sort d’un match, malgré une longévité sans précédent dans l’histoire moderne de la NBA. Cette constance interroge autant les observateurs que l’intéressé lui-même.
Après une carrière longue de plus de deux décennies, la logique voudrait que le corps ralentisse et que l’impact diminue. Pourtant, James demeure une pièce centrale dans la rotation des Lakers, capable d’enchaîner les performances solides tout en assumant une charge physique et mentale considérable. Une situation qui le surprend parfois lui aussi.
De retour après une blessure qui l’a privé de 14 rencontres, LeBron a rapidement retrouvé du rythme. Il a disputé 28 des 31 derniers matchs, démontrant une endurance impressionnante dans ce qui est déjà sa 23e saison NBA. À ce stade de sa carrière, chaque sortie sur le parquet est presque un défi personnel face au temps qui passe.
Un corps sollicité comme jamais auparavant
C’est dans ce contexte qu’il a récemment confié son étonnement. « C’est très fascinant pour moi, et parfois même étrange. Il y a des jours de match où je me réveille en me disant que je n’ai pas l’énergie, que je suis fatigué. Je ne sais pas comment je vais trouver ce qu’il faut pour tenir pendant 48 minutes », a-t-il expliqué, évoquant avec franchise ses doutes matinaux.
Cette saison n’a pourtant pas commencé idéalement pour la star des Lakers. Gêné par une irritation du nerf sciatique, LeBron n’a pas participé au camp d’entraînement ni à la présaison. Les premières semaines ont donc servi de période d’adaptation, autant physiquement que mentalement, avant qu’il ne retrouve progressivement ses sensations.
Une fois remis dans le rythme, ses statistiques parlent d’elles-mêmes. James tourne autour de 22 points par match, avec une efficacité supérieure à 50 % au tir, tout en apportant rebonds, passes décisives et interceptions. Des chiffres qui témoignent d’un joueur toujours complet, capable d’impacter le jeu dans plusieurs secteurs.
James affirme cependant ne pas chercher à surinterpréter ses performances. Il dit simplement profiter de chaque instant passé sur le parquet. « Je me dis souvent : je ne sais même pas comment je fais. J’essaie juste de tirer le maximum de ce qu’il me reste et de continuer à jouer au jeu que j’aime », a-t-il confié, traduisant une forme de lucidité rare chez un athlète de ce calibre.
