NBA – Un ancien balance sur les premières années de LeBron James : « Au début, il…

LeBron James dans son podcast
Mind The Game (DR)

Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport

Le regard porté sur la draft NBA 2003 continue d’alimenter les débats, plus de vingt ans après. Cette cuvée exceptionnelle a façonné une génération entière et laissé des trajectoires radicalement opposées. D’un côté, LeBron James, encore dominant au plus haut niveau. De l’autre, Darko Milicic, symbole d’un immense potentiel jamais totalement exploité.

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La sélection du pivot serbe en deuxième position par Detroit reste l’un des choix les plus commentés de l’histoire moderne. À l’époque, miser aussi haut sur un joueur européen relevait presque du pari audacieux. Derrière lui se trouvaient pourtant Carmelo Anthony, Dwyane Wade ou Chris Bosh, tous devenus des références de leur génération.

Avec le recul, le contraste est saisissant. Alors que LeBron James entame sa vingt-troisième saison en NBA avec une longévité hors norme, Milicic a quitté les parquets nord-américains depuis plus d’une décennie. Invité du podcast Luka i Kuzma, l’ancien intérieur est revenu sans détour sur les débuts du King et sur les raisons pour lesquelles, selon lui, la carrière de LeBron a pu suivre une trajectoire aussi exceptionnelle.

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LeBron, un projet soutenu dès le premier jour

Dans son témoignage, Darko Milicic insiste sur un point central : le contexte. « Je me souviens de LeBron James. Je le respecte, carrière incroyable, l’un des meilleurs. Mais au début, il balançait surtout des briques », explique-t-il, évoquant un joueur encore en construction lors de ses premières années. Il souligne que malgré une adresse extérieure fragile, James bénéficiait d’un soutien constant de son environnement.



Le Serbe va plus loin dans son analyse, décrivant une différence fondamentale de traitement. « Quand on te répète sans arrêt ‘bon boulot’, même quand ça ne rentre pas, tout devient plus simple. Son tir était vraiment discutable, mais il était un projet, il ne pouvait pas échouer », affirme-t-il. Selon lui, d’autres talents de la même draft, comme Carmelo Anthony ou Dwyane Wade, arrivaient avec des qualités déjà plus affirmées, là où LeBron était accompagné et protégé dans son développement.

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Milicic établit ensuite un parallèle direct avec sa propre carrière. Il estime que le manque de patience et la pression immédiate ont freiné son évolution. « Moi, je n’avais pas le droit à l’erreur. Chaque mauvais pas était disséqué. Si on m’avait laissé me tromper, progresser, mon parcours aurait pu être très différent », confie-t-il, laissant transparaître une forme d’amertume.

Ce débat renvoie à une réalité bien connue des années 2000 : LeBron James est entré dans la ligue avec un tir extérieur perfectible. Cela n’a pourtant jamais freiné son ascension, porté par un statut unique et une confiance institutionnelle rarement accordée à un rookie. Malgré la pression du surnom “The Chosen One”, il a eu le temps et l’espace pour transformer ses faiblesses en forces.

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