Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Ja Morant restera finalement à Memphis au-delà de la date limite des transferts. Longtemps annoncé comme l’un des grands noms susceptibles de bouger, le meneur n’a pas trouvé preneur malgré les efforts répétés des Grizzlies. Plusieurs équipes ont été citées comme potentielles destinations, mais aucune discussion n’a réellement pris forme. Parmi elles, le Miami Heat semblait être un candidat naturel.
Après le départ inattendu de Jaren Jackson Jr. vers Utah, beaucoup imaginaient que Morant serait le prochain domino à tomber. Pourtant, rien ne s’est concrétisé. Le meneur All-Star s’apprête donc à terminer la saison 2025-2026 dans le Tennessee, au cœur d’une équipe clairement entrée dans une phase de reconstruction. À seulement 26 ans, il se retrouve désormais comme l’unique pilier restant de l’ancienne génération des Grizzlies.
Le marché pour Morant s’est révélé étonnamment froid. Son immense talent ne fait aucun doute, mais les interrogations autour de son profil ont visiblement refroidi les prétendants. Les rumeurs l’envoyaient notamment à Miami, une franchise en quête d’un meneur de haut niveau depuis plusieurs mois. Toutefois, malgré un intérêt initial, la direction floridienne a rapidement pris ses distances.
Un profil trop risqué pour Miami
Selon les informations du Miami Herald, le Heat aurait bien passé un coup de fil à Memphis pour se renseigner sur la situation. Mais très vite, les discussions internes ont débouché sur une conclusion négative. « Le Heat avait suffisamment d’intérêt pour Ja Morant pour passer un premier appel aux Grizzlies il y a quelques semaines. Mais pas assez pour tenter de le récupérer. Miami a évoqué son cas en interne, mais a décidé de ne pas poursuivre un échange en raison de nombreux facteurs, notamment son contrat et son historique de blessures », a expliqué le journaliste Barry Jackson.
Ces réserves ne concernent pas uniquement l’aspect financier. Si Morant reste l’un des joueurs les plus spectaculaires de la ligue, sa fiabilité pose question. Depuis ses débuts en NBA, il n’a jamais disputé plus de 67 matchs sur une saison complète. Entre blessures récurrentes et suspensions, sa disponibilité est devenue un véritable problème pour toute organisation envisageant de bâtir autour de lui.
Cette saison encore, il n’a pris part qu’à 20 rencontres, avant d’être écarté par une blessure au coude. Une situation qui s’ajoute aux campagnes précédentes, où il n’avait joué que neuf puis cinquante matchs. Pour une équipe comme Miami, déjà prudente dans sa gestion salariale, investir massivement sur un joueur aussi incertain représentait un pari trop dangereux.
À cela s’ajoute un contrat imposant qui aurait compliqué la flexibilité du Heat à court et moyen terme. La franchise floridienne privilégie depuis plusieurs années une stratégie mesurée, évitant les engagements trop lourds sur des profils à risque. Dans ce contexte, même un talent aussi explosif que Morant n’a pas suffi à faire pencher la balance.
