Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Dillon Brooks n’a jamais été connu pour sa retenue médiatique. Fidèle à son personnage, l’ailier des Suns de Phoenix a une nouvelle fois attiré l’attention en partageant publiquement sa vision défensive face à l’un des joueurs les plus dominants de la ligue. Cette fois, sa cible n’est autre que Victor Wembanyama, phénomène français des Spurs de San Antonio.
Invité sur un live Twitch animé par le streamer N3on, Brooks n’a pas seulement multiplié les déclarations provocatrices. Après avoir déjà relancé la polémique autour de LeBron James, il s’est attaqué à un sujet bien plus intrigant : la manière de contenir Wembanyama. Une affirmation audacieuse, tant le pivot de 2m24 semble poser des problèmes insolubles à la majorité des défenses NBA.
De retour cette saison après une longue absence liée à une thrombose veineuse profonde à l’épaule, Victor Wembanyama a rapidement rappelé pourquoi il est considéré comme un talent générationnel. En 36 rencontres disputées, il tourne à 24,1 points, 11,1 rebonds et 2,7 passes décisives par match. Au-delà des chiffres, son impact visuel est saisissant, donnant souvent l’impression de dominer des joueurs pourtant au sommet de leur carrière.
La méthode Brooks pour gêner Wembanyama
C’est dans ce contexte que Dillon Brooks a livré son analyse, convaincu d’avoir trouvé la clé pour le freiner. « J’ai son numéro, et il le sait aussi », a-t-il affirmé, avant d’ajouter que d’autres équipes commenceraient déjà à s’inspirer de cette approche défensive.
Selon l’ailier de Phoenix, l’erreur principale serait de défendre Wembanyama avec un intérieur classique. Brooks estime que cette option joue en faveur du Français, qui peut alors exploiter sa taille et sa mobilité. « Il ne faut jamais le défendre avec un grand. Tu dois mettre un guard sur lui, rester collé en permanence, l’empêcher de dribbler et surtout le tenir loin du cercle », a-t-il expliqué en détaillant sa stratégie.
Pour Brooks, la clé réside dans une pression constante, presque étouffante. Il affirme que Wembanyama devient plus hésitant lorsqu’il est agressé très haut, privé d’espace et contraint de réfléchir plus vite que d’habitude. Une vision qui, sur le papier, semble logique, mais qui pose un problème majeur dans la pratique.
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que Dillon Brooks minimise l’aura de Wembanyama. Déjà en 2023, alors qu’il évoluait encore à Houston, il avait réduit le phénomène à une simple question de taille. Depuis, le Français n’a cessé de répondre sur le terrain, rappelant que le défi ne se limite pas à une recette tactique, mais bien à un talent hors norme capable de s’adapter à presque toutes les défenses.
