Par Rédaction | Sport
Le futur de LeBron James aux Lakers n’a jamais semblé aussi incertain. À 41 ans, la superstar entre dans les derniers mois de son contrat actuel et aucune garantie n’existe quant à une prolongation. L’arrivée de Luka Doncic a profondément modifié les priorités de la franchise californienne. Désormais, Los Angeles se projette surtout autour de son nouveau prodige slovène.
Depuis plusieurs mois, les rumeurs vont bon train concernant l’avenir du quadruple champion NBA. Certains imaginent un retour à Cleveland pour conclure sa carrière là où tout a commencé, d’autres pensent qu’il pourrait rester en Californie pour des raisons familiales et personnelles. Mais selon Stephen A. Smith, l’idée que les Lakers souhaitent absolument conserver LeBron la saison prochaine serait largement exagérée. D’après l’analyste, la réalité en coulisses serait bien différente.
Pour le célèbre commentateur d’ESPN, la direction des Lakers ne serait pas opposée à un retour de James, mais uniquement à certaines conditions. Le contrat massif du joueur, estimé à plus de 52 millions de dollars cette saison, pèse lourdement sur la masse salariale. Avec la nécessité de prolonger Austin Reaves et de bâtir un effectif compétitif autour de Doncic, Los Angeles ne semble plus prêt à investir autant d’argent sur une star en fin de carrière. La logique sportive aurait donc pris le dessus.
Une fin d’aventure bien différente de celle de Kobe Bryant
Stephen A. Smith estime que LeBron ne bénéficiera pas du même traitement que Kobe Bryant à la fin de sa carrière. « Je pense qu’ils ne seraient pas contre son retour s’il acceptait un salaire plus bas. Mais je pense que le mot “vouloir” est trop fort d’après tout ce qu’on m’a dit. Il faut le respecter, c’est l’un des plus grands joueurs de l’histoire. Il a apporté un titre à cette équipe, même si c’était dans la bulle. Mais je ne crois pas que la franchise soit déterminée à le garder à tout prix », a-t-il affirmé.
Le journaliste va même plus loin en évoquant un changement d’attitude progressif de la part des Lakers. « Je pense qu’avant l’arrivée de Luka, il y avait une forme de carte blanche dont LeBron bénéficiait. Et à un moment donné, cela a fini par agacer certaines personnes en interne. Cette relation s’est un peu détériorée avec le temps », a ajouté Smith, laissant entendre que l’époque où James dictait la direction sportive serait désormais révolue.
L’arrivée de Luka Doncic a totalement redistribué les cartes à Los Angeles. En récupérant un joueur de 26 ans déjà considéré comme l’un des meilleurs du monde, les Lakers ont clairement choisi leur nouveau visage pour la décennie à venir. Dans cette nouvelle hiérarchie, LeBron James n’est plus l’élément central du projet, mais plutôt une pièce complémentaire. Une situation inédite pour lui depuis son arrivée en Californie.
Contrairement à Kobe Bryant, qui avait pu terminer tranquillement sa carrière sous le maillot des Lakers malgré des saisons difficiles, LeBron ne semble pas destiné au même privilège. La franchise avait accepté de patienter et de construire autour de la légende des années 2000 jusqu’à son dernier match. Avec James, la logique paraît beaucoup plus pragmatique : priorité à l’avenir plutôt qu’à l’héritage.
