Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
L’arrivée de James Harden à Cleveland a totalement relancé le débat autour des Cavaliers. Déjà solides la saison dernière, les hommes de l’Ohio se retrouvent désormais propulsés parmi les favoris à l’Est. Le duo formé avec Donovan Mitchell intrigue autant qu’il impressionne. Et certains observateurs voient déjà très grand pour cette équipe new-look.
Depuis plusieurs années, la conférence Est est devenue imprévisible. Entre les Cavaliers, les Celtics ou encore les Knicks, aucune franchise ne se détache réellement comme un favori incontestable. Les Cavaliers, eux, ont décidé de frapper fort à la dernière date limite des transferts en envoyant Darius Garland aux Clippers pour récupérer James Harden. Un mouvement audacieux, mais qui a déjà commencé à porter ses fruits avec plusieurs victoires convaincantes.
Sur les premiers matchs, la connexion entre Harden et Mitchell a rapidement pris forme. Face à Denver, Cleveland est même parvenu à remonter un déficit à deux chiffres pour s’imposer, avec une ligne statistique très prometteuse du Barbu. Ce succès a renforcé l’idée que les Cavaliers possèdent peut-être désormais le meilleur backcourt de toute la NBA. Une affirmation qui commence à circuler de plus en plus sérieusement dans les médias américains.
Des attentes désormais très élevées
Invité à réagir à cette montée en puissance, Kendrick Perkins n’a pas caché son enthousiasme, tout en restant mesuré. Pour l’ancien intérieur NBA, l’arrivée de Harden change clairement la dimension de Cleveland. Selon lui, la franchise a désormais des obligations très précises. « Je crois que le plafond des Cavaliers, c’est les Finales NBA. Est-ce que je les vois y aller ? Absolument pas. Mais au minimum, vous devez atteindre la finale de conférence », a-t-il affirmé sans détour.
Perkins a également souligné que la direction de Cleveland avait enfin donné à Donovan Mitchell un véritable coéquipier de calibre superstar, ce qui n’avait pas toujours été le cas pour LeBron James lors de ses passages dans l’Ohio. « En faisant venir Harden et Dennis Schroder, ils ont fait plus pour aider Mitchell que ce qui avait été fait pour LeBron à l’époque », a-t-il ajouté, estimant que l’effectif actuel était mieux armé que jamais.
Malgré cet optimisme, l’ancien pivot reste prudent quant aux réelles chances de titre des Cavaliers. Il voit notamment un obstacle majeur se dresser sur leur route : les Pistons. Perkins a même confié avec humour : « Il y a trois choses qui me font peur dans la vie : la nourriture saine, les émissions de télé-réalité, et les Detroit Pistons ». Une manière imagée de rappeler que cette équipe, très physique et disciplinée, pourrait poser d’énormes problèmes en playoffs.
Selon lui, Detroit possède une identité claire et un leader capable de faire basculer une série en la personne de Cade Cunningham. Dans un duel potentiel entre les deux franchises, l’avantage ne serait donc pas garanti pour Cleveland. Les Cavaliers ont beau avoir gagné en talent, l’expérience et la dureté des Pistons restent des arguments de poids dans la bataille de l’Est.
