Par Rédaction | Sport
Ivica Zubac n’a partagé le terrain avec LeBron James que durant une courte période aux Lakers, mais cette expérience l’a durablement marqué. Le pivot se souvient encore très clairement de la saison 2018-2019 et de l’impact du vétéran sur le groupe. Plusieurs années plus tard, il continue d’évoquer ce passage comme l’un des moments importants de sa carrière. Pour lui, l’image du leader distant ne correspond pas à la réalité vécue au quotidien.
À l’époque, l’effectif de Los Angeles était composé de nombreux jeunes joueurs encore en apprentissage. L’arrivée d’une superstar aussi médiatisée avait suscité beaucoup d’attentes et parfois des idées reçues sur la relation avec les plus jeunes. Certains observateurs pensaient que James gardait ses distances. Zubac affirme aujourd’hui que c’était tout l’inverse.
Le pivot explique notamment avoir été surpris lors de leur première vraie interaction. « Honnêtement, la façon dont il nous traitait, moi compris, était géniale. La première fois que je l’ai vu après les qualifications, il était déjà à la salle », raconte-t-il. « Il m’a vu et a crié “Zuuu !”. Il est venu me prendre dans ses bras et m’a demandé comment s’étaient passées les qualifications. Il avait tout regardé ». Ce détail a marqué le joueur. « Ça m’a fait quelque chose — il se souciait vraiment de moi ».
Un leader impliqué dans le développement des jeunes
Quelques semaines plus tard, Zubac commence à jouer davantage et partage enfin le terrain avec la star. L’effet est immédiat : le jeu devient plus simple, les positions plus claires, les paniers plus faciles. La présence d’un créateur de ce niveau change complètement la perception du basket pour un intérieur. Le Croate découvre alors une autre dimension collective.
Avec le recul, Zubac insiste surtout sur l’attitude quotidienne du vétéran. « C’était incroyable. Vous ne pouvez pas imaginer à quel point le jeu devient facile », explique-t-il en parlant de ses minutes à ses côtés. Contrairement aux critiques de l’époque, il affirme n’avoir jamais ressenti de distance ou de froideur.
Même lorsque la saison s’est compliquée pour les Lakers, l’intérieur garde une image très positive. « Il n’a jamais été comme ça. Je n’ai vraiment rien de négatif à dire. C’était un super coéquipier », assure-t-il. Les deux joueurs échangent encore aujourd’hui lors des échauffements, preuve d’un respect intact au fil des années.
Pour Zubac, l’exemple de James dépasse largement le simple cadre du terrain. Observer sa préparation, sa communication et son attention envers les autres joueurs a contribué à sa progression. Il a compris l’importance du professionnalisme quotidien et du leadership discret.
