Par Rédaction | Sport
LeBron James a commencé la saison avec un défi inhabituel pour lui : une blessure au nerf sciatique qui l’a obligé à manquer le début du championnat. À bientôt 41 ans, certains observateurs ont rapidement évoqué un possible déclin physique. Pourtant, en coulisses, le joueur des Lakers travaillait surtout à revenir en pleine forme. Et cela passait par des décisions très concrètes dans sa vie quotidienne.
Son absence lors des premières semaines a aussi changé l’organisation de l’équipe. Luka Doncic et Austin Reaves ont pris plus de responsabilités pendant qu’il se soignait, ce qui a alimenté les interrogations sur son futur rôle. Même sa série historique de matchs à plus de 10 points a pris fin, renforçant l’idée d’un tournant dans sa carrière. Mais pour lui, la priorité restait simple : retrouver ses sensations physiques.
C’est dans ce contexte qu’il a choisi de modifier radicalement ses habitudes. « Comme je ne jouais pas au début de la saison, je devais abandonner quelque chose. J’ai dû sacrifier deux choses que j’adore : le vin et les cookies aux pépites de chocolat. Je les ai complètement retirés ». Il a poursuivi son effort bien au-delà de ce qu’il avait prévu : « Pas de vin, pas d’alcool, rien pendant tout novembre… et j’ai continué jusqu’au Nouvel An. Ça a fait du bien à mon corps ».
Un sacrifice volontaire pour durer
Ce choix n’était pas anodin pour quelqu’un connu pour apprécier un verre de vin après les matchs. Dans la routine d’un joueur NBA, ces petits plaisirs servent souvent à décompresser pendant une saison très longue. Mais cette fois, James a préféré privilégier la récupération totale plutôt qu’un confort immédiat. Il savait que son retour dépendrait directement de la qualité de sa préparation.
Une fois revenu sur les parquets, les résultats ont été visibles. Il a enchaîné les rencontres avec une production stable, tournant autour de plus de vingt points par match tout en restant précieux à la passe et au rebond. À son âge, peu de joueurs maintiennent une telle efficacité après une blessure de ce type. Cette régularité a rapidement calmé les doutes apparus en début de saison, et elle a montré que son approche avait porté ses fruits.
Son entourage n’a jamais été surpris par ce genre d’effort. Dwyane Wade racontait déjà à quel point ses habitudes alimentaires comptaient pour lui : « Il était comme un enfant de cinq ans quand les cookies n’étaient pas dans l’avion… Une chose à ne jamais faire, c’est toucher aux cookies de LeBron ». Justement, renoncer à quelque chose d’aussi important pour lui illustre le sérieux de sa démarche.
Ce type d’ajustement résume bien sa carrière : trouver de nouveaux moyens de rester compétitif. Même après plus de vingt saisons et de nombreux trophées, il continue d’adapter sa routine pour prolonger son niveau de performance. L’objectif n’est plus seulement de briller ponctuellement mais de rester fiable chaque soir, ce qui demande parfois des concessions personnelles.
