Par Rédaction | Sport
Le débat du plus grand joueur de tous les temps ne s’éteint jamais vraiment. Pourtant, certains témoignages venant d’acteurs directs de l’époque continuent d’alimenter la discussion. Doc Rivers fait partie de ceux qui ont affronté Michael Jordan et observé son évolution de très près.
Pour l’ancien coach champion, aujourd’hui chez les Bucks, la question ne dépend pas des générations ni des préférences personnelles. Il estime que les faits parlent d’eux-mêmes et qu’ils dépassent largement la nostalgie. Son argument repose avant tout sur un type d’accomplissement unique.
Ayant joué contre lui puis entraîné face à lui, Doc Rivers affirme avoir vu un compétiteur différent de tous les autres. Selon lui, Michael Jordan combinait spectacle et efficacité tout en gardant une intensité constante sur toute une saison. Une constance qu’il juge encore inégalée aujourd’hui.
Un palmarès impossible à reproduire
Rivers avance une catégorie statistique très précise pour appuyer son avis. « Je pense qu’il y a cinq joueurs qui ont été MVP de saison, MVP des Finales, meilleur scoreur et membre d’une équipe défensive la même année… et vous savez qui c’est ? Michael Jordan, Michael Jordan, Michael Jordan, Michael Jordan, Michael Jordan ». L’idée reste la même malgré l’exagération : personne n’a cumulé ces distinctions avec autant de régularité.
Même les légendes historiques n’ont pas aligné un tel cocktail domination individuelle-collective. Certains avaient les titres, d’autres la longévité ou les statistiques, mais rarement l’ensemble simultanément. Jordan, lui, l’a répété plusieurs fois durant son apogée.
Rivers précise toutefois que choisir un joueur n’enlève rien aux autres. « Je n’aime pas quand on pense que choisir quelqu’un retire quelque chose à l’autre. LeBron James aura probablement la plus grande carrière, et Kareem est juste derrière ». Pour lui, la carrière et le pic de performance sont deux débats différents.
Son opinion repose donc sur la notion de sommet absolu plutôt que sur la durée. Là où d’autres ont brillé longtemps, Jordan aurait atteint un niveau que personne n’a reproduit sur une période donnée. Et c’est cette domination maximale qui, selon lui, clôt presque la discussion.
