Par Rédaction | Sport
Luka Doncic empile les points et porte offensivement les Lakers depuis le début de saison. Meilleur marqueur de la ligue, moteur créatif de l’attaque, il reste la principale raison pour laquelle Los Angeles se maintient dans le haut du classement à l’Ouest. Pourtant, malgré cette production impressionnante, un vieux reproche refait surface avec insistance : sa tendance constante à contester les décisions arbitrales.
Ce débat n’est pas nouveau. À Dallas déjà, son langage corporel et ses discussions répétées avec les officiels avaient suscité des critiques. En arrivant à Los Angeles, certains pensaient que le contexte changerait cette habitude. Mais ces dernières semaines, plusieurs observateurs estiment que le phénomène est revenu à son niveau le plus visible.
Bill Simmons a ravivé le sujet sur son podcast, sans détour. « Cette manie de réclamer des fautes, c’est le pire que ça ait été depuis longtemps », a-t-il affirmé. Zach Lowe a renchéri : « C’est revenu au niveau d’inregardable. C’est chaque action maintenant ». Simmons a même ajouté : « C’est tellement excessif que même LeBron se dit : “Wow, ce gars réclame vraiment toutes les fautes.” Je ne pense pas que ça les aide ».
Une habitude qui peut coûter cher
Le paradoxe, c’est que Doncic est déjà l’un des joueurs qui obtient le plus de coups de sifflet favorables. Il figure en tête de la ligue aux lancers francs tentés et aux fautes provoquées par match. Statistiquement, il bénéficie d’un volume important de décisions en sa faveur, ce qui rend ses protestations encore plus frappantes aux yeux des observateurs.
Le problème ne se limite pas à l’esthétique ou à l’agacement médiatique. À plusieurs reprises, ces discussions ont retardé son replacement défensif. Dans un match serré, quelques secondes d’inattention peuvent suffire à offrir un panier facile à l’adversaire. Sur la durée d’une rencontre, ces détails finissent par peser.
L’exemple le plus parlant est survenu face à Boston, lors de la soirée hommage à Pat Riley. Après un tir primé qui ramenait les Lakers à un point, Doncic est resté au sol pour réclamer une faute au lieu de revenir défendre. Les Celtics ont marqué immédiatement en transition et repris le contrôle du rythme. Sur le moment, cela a symbolisé ce que reprochent ses détracteurs.
Évidemment, une défaite de plus de vingt points ne se résume pas à une seule action. Mais dans une saison où chaque match compte pour le positionnement en playoffs, ces séquences nourrissent les critiques. Les Lakers ont besoin d’un leader pleinement concentré sur les deux côtés du terrain.
