Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
À 46 ans, Faustine Bollaert continue de cultiver une image de transparence rare dans le paysage audiovisuel français. L’animatrice vedette de France Télévisions n’a jamais esquivé les sujets personnels, y compris ceux qui touchent à son apparence. Face aux caméras comme dans la presse, elle assume ses choix sans détour. Et lorsqu’il s’agit de chirurgie esthétique, son discours tranche avec les silences habituels du milieu.
Figure incontournable du service public, Faustine Bollaert s’est imposée au fil des années comme l’un des visages les plus appréciés de France Télévisions. Aux commandes de l’émission Ça commence aujourd’hui depuis 2017, la journaliste parisienne s’illustre par son écoute et sa bienveillance. Mais cette forte exposition médiatique implique aussi une pression constante sur l’image, notamment physique, que l’animatrice ne nie pas.
Consciente du regard permanent des caméras, la quadragénaire a reconnu avoir longtemps été gênée par un détail de son visage. Une gêne accentuée par la haute définition et la proximité imposée par le petit écran. En 2019, invitée sur le plateau de Salut les Terriens ! face à Thierry Ardisson, elle avait choisi de lever le voile sur une intervention qu’elle n’a jamais cherché à dissimuler :
« Je me suis fait refaire mes paupières, parce que j’avais les paupières un peu tombantes. Ça me faisait un petit Théâtre de Bouvard. (Après une allusion sur ses seins) C’est fou ! Les hommes, on leur dit qu’on a fait un petit truc, et tout de suite ils regardent vos seins. Non ! »
Sans dramatiser son geste, l’animatrice expliquait alors avoir simplement voulu corriger un complexe persistant, lié à son métier. Dans la même émission, elle poursuivait :
« J’avais un défaut qui m’énervait et je l’ai corrigé, c’est tout. Avoir les paupières tombantes, ça me dérangeait, d’autant plus que je travaille à la télé avec une caméra braquée sur moi… Ça va, on est en 2019, on a le droit de pouvoir corriger ce que l’on veut ! »
Une prise de parole qui s’inscrit dans un mouvement plus large, alors que d’autres figures du petit écran, comme Karine Le Marchand ou Sophie Davant, ont également évoqué leur recours à la chirurgie esthétique. Loin des faux-semblants, Faustine Bollaert assume sa décision et revendique le droit de disposer de son image.
Interrogée par Gala sur cette franchise, la présentatrice expliquait sa démarche, davantage tournée vers les autres que vers elle-même :
« Pour décomplexer les gens qui n’osent pas le faire. Aujourd’hui, je me vois vieillir en HD. Je dois lutter pour ne pas filtrer mes photos sur Instagram. Mais je suis mieux dans ma peau. »
À rebours des non-dits persistants dans le monde médiatique, Faustine Bollaert revendique une parole libre sur le vieillissement et l’apparence. Une manière, fidèle à son image, de privilégier l’authenticité et d’ouvrir le débat sur les injonctions contradictoires imposées aux femmes exposées.
