Par Rédaction | Sport
Le All-Star Game 2026 avait enfin retrouvé un semblant d’intensité. Porté par l’énergie de jeunes joueurs désireux de redonner du sens à l’événement, le match a proposé un niveau d’engagement supérieur aux éditions précédentes. Pourtant, l’attitude de certaines superstars a relancé la polémique.
Victor Wembanyama, Anthony Edwards et d’autres ont joué avec application, montrant qu’il était possible d’honorer le spectacle sans transformer la rencontre en match de playoffs. À l’inverse, Luka Doncic et Nikola Jokic ont été très discrets, peu utilisés et presque effacés dans les moments clés, ce qui a suscité incompréhension et frustration chez une partie des observateurs.
Brendan Haywood n’a pas mâché ses mots. « Si vous êtes suffisamment en bonne santé pour jouer, alors vous pouvez jouer un peu plus », a-t-il déclaré. Il a poursuivi : « Je ne pense pas que ce soit déraisonnable, c’est une critique juste. Luka et Jokic suivaient le manuel des derniers All-Star Game : ‘On ne s’en soucie pas vraiment, on est juste là. On s’en fiche.’ On aurait dit que tout le monde, sauf eux deux, voulait prendre ça un peu plus au sérieux. »
Une responsabilité liée au statut de superstar
Pour Haywood, le problème ne tient pas uniquement aux statistiques ou au temps de jeu. Il s’agit d’un message envoyé aux fans, surtout lorsque l’événement semblait enfin retrouver un peu de crédibilité grâce à l’implication des plus jeunes. Quand des leaders établis paraissent détachés, le contraste devient difficile à ignorer.
Certes, personne ne demande à Doncic ou Jokic de jouer à 100 % d’intensité en février. Les risques physiques existent et la saison est longue. Mais le minimum attendu, selon Haywood, est une implication visible, un effort qui montre que le rendez-vous compte encore pour ceux qui en sont les têtes d’affiche.
L’ancien champion espère d’ailleurs une évolution. « J’espère que Luka et Jokic suivront le mouvement lors des prochains All-Star Game, à moins qu’ils ne soient blessés, parce qu’on sait qu’ils y seront », a-t-il expliqué, insistant sur l’idée que la critique doit être perçue comme constructive plutôt que punitive.
Le débat dépasse finalement ces deux joueurs. Il interroge la place du All-Star Game dans la culture actuelle de la ligue. Si les figures majeures choisissent de s’impliquer davantage, l’élan amorcé cette saison pourrait s’inscrire dans la durée et restaurer une partie du prestige perdu.
