Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Les Cavaliers ont trouvé leur rythme depuis l’arrivée de James Harden, et l’idée de le voir ralenti par une blessure inquiétait forcément Cleveland. Mardi soir, lors de la victoire 109-94 face aux Knicks, le meneur a pourtant joué avec une fracture non déplacée du pouce droit. Une alerte sérieuse en pleine course aux playoffs.
Depuis son transfert en provenance des Clippers, Harden a rapidement dissipé les doutes sur sa compatibilité avec Donovan Mitchell. En sept matchs sous ses nouvelles couleurs, il tourne à près de 19 points et 8 passes de moyenne, et Cleveland affiche un bilan convaincant. L’intégration a été fluide, et l’impact immédiat.
C’est dans ce contexte que la nouvelle médicale est tombée. Selon Shams Charania, la situation ne devrait pas éloigner Harden des parquets. « Harden a été examiné par un spécialiste de la main et on m’a dit qu’il prévoit de jouer malgré cette fracture au pouce droit. Aucune opération n’est nécessaire, donc il continuera à jouer », a expliqué l’insider.
Une gestion de la douleur plutôt qu’un arrêt
Charania a précisé les modalités de cette décision. « Il va y avoir beaucoup de gestion de la douleur avec des traitements dans les prochains jours… il veut jouer malgré cette blessure, il va jouer malgré cette blessure. Attendez-vous à le voir avec un bandage ou une attelle », a-t-il ajouté. Le fait que la fracture touche sa main non dominante constitue évidemment un facteur rassurant.
Harden a tout de même été ménagé lors du second match d’un back-to-back contre Milwaukee, probablement pour éviter d’aggraver la situation. Mais l’intention est claire : le vétéran de 36 ans ne souhaite pas interrompre son élan ni celui de son équipe à un moment clé de la saison.
Cette volonté s’inscrit dans une logique de durabilité qui a marqué sa carrière. Malgré les critiques qui l’ont souvent accompagné, Harden a régulièrement répondu présent physiquement, disputant plus de 60 matchs dans la grande majorité de ses saisons NBA.
Cleveland, déjà touché cette saison par plusieurs pépins physiques, ne peut se permettre une absence prolongée d’un joueur aussi central dans l’organisation offensive. L’équilibre trouvé depuis son arrivée repose en grande partie sur sa capacité à contrôler le tempo et à distribuer le jeu.
