Par Rédaction | Sport
La dernière possession face au Magic continue de faire parler. Luka Doncic, réputé pour aimer les tirs décisifs, a surpris en renonçant à une tentative ouverte à trois points pour finalement transmettre le ballon à LeBron James, contraint de forcer un tir difficile. Depuis, le débat ne porte plus seulement sur le résultat, mais sur l’intention et l’état d’esprit derrière cette décision.
Après la rencontre, le meneur slovène a tenté d’expliquer son choix. Il a affirmé avoir estimé être un peu trop loin du panier et avoir voulu se rapprocher avant d’attaquer. Une justification qui n’a pas convaincu tout le monde, surtout compte tenu de sa réputation de shooteur capable de dégainer bien au-delà de la ligne.
Kenyon Martin, invité sur “Gil’s Arena”, n’a pas mâché ses mots. « Je n’aime pas les conneries qu’il a racontées après le match. Tu dis que c’était trop loin ? Frère, tu prends des tirs de beaucoup plus loin que ça. N’essaie pas de nous vendre que c’était trop loin. Tu étais à un pied derrière la ligne à trois points. » Pour l’ancien numéro un de Draft, l’argument ne tient tout simplement pas.
“Tu t’es figé dans le moment”
Martin va même plus loin en attribuant l’action à un blocage sous pression. « Tu t’es figé. C’est ce que c’est. Tu t’es figé dans le moment et tu as balancé la grenade à LeBron. Quand tu es ce gars-là et que le match est en jeu, les stats ne comptent plus. Tu peux avoir fait un mauvais match, mais dans ces moments-là, tu es censé t’élever. » Une critique directe qui touche à la notion de leadership.
Ce reproche est d’autant plus marquant que Doncic mène la ligue en tentatives à trois points et n’a jamais hésité à tirer de très loin. Son style repose justement sur cette audace permanente. Voir un joueur aussi prolifique renoncer à un tir ouvert a donc surpris observateurs et anciens joueurs.
Pour être complet, Doncic ne s’est pas caché derrière une simple excuse de distance. Il a reconnu une erreur de lecture. « J’ai essayé de prendre un dribble pour me rapprocher. Je n’aurais probablement pas dû arrêter mon dribble, j’aurais dû attaquer. C’est de ma faute. » Il a aussi ajouté : « Je l’ai vu ouvert et je ne voulais pas perdre le ballon… mais je n’aurais pas dû arrêter mon dribble. J’aurais dû attaquer. »
Au-delà d’un tir manqué ou non tenté, c’est la perception d’un leader qui est en jeu. Si Doncic veut faire taire les critiques, la meilleure réponse passera par les prochains money times. Car en NBA, la mémoire collective retient surtout ce qui se passe quand le chronomètre approche de zéro.
