Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Le débat autour des grandes rivalités NBA continue de faire réagir, notamment lorsqu’il s’agit de revisiter certaines oppositions marquantes des années 2000. Parmi elles, celle entre LeBron James et Paul Pierce revient souvent, mais elle ne fait pas l’unanimité.
Durant plusieurs saisons, les confrontations entre Cleveland et Boston ont nourri cette perception, notamment lors des séries de playoffs en 2008 et 2010. Ces affrontements, souvent accrochés et médiatisés, ont opposé LeBron James à une équipe des Celtics renforcée par Kevin Garnett et Ray Allen, donnant l’impression d’un duel direct avec Paul Pierce.
Mais pour Gilbert Arenas, cette lecture ne tient pas. Selon lui, il faut replacer ces séries dans leur contexte réel : celui d’un LeBron quasiment seul face à un collectif bien supérieur. Il estime que parler de rivalité individuelle dans ces conditions n’a pas de sens, tant l’écart entre les deux situations était important.
Une rivalité remise en question
Arenas a ainsi livré une analyse très directe, rejetant clairement l’idée d’un duel équilibré entre les deux joueurs : « Ce n’était pas une rivalité… À quel moment ça en devient une ? Ne me dis pas que ça commence quand Paul Pierce récupère Kevin Garnett et les autres. Une rivalité, c’est toi contre moi, pas quand ton équipe devient dix fois meilleure. Parce que individuellement, vous ne rivalisiez pas avec lui. »
Il insiste notamment sur le contexte collectif, rappelant que LeBron évoluait alors dans un effectif bien moins armé que celui de Boston. Pendant que Pierce bénéficiait du renfort de Kevin Garnett et Ray Allen, James devait porter une équipe plus limitée, ce qui déséquilibrait selon lui toute comparaison directe.
Dans cette logique, Arenas considère que les affrontements de l’époque relevaient davantage d’un duel entre LeBron et l’ensemble des Celtics, plutôt qu’une opposition individuelle avec Pierce. Une nuance importante qui change la manière d’interpréter ces séries.
La suite de la carrière de LeBron vient d’ailleurs appuyer cette lecture. Une fois entouré d’un effectif à la hauteur de ses ambitions à Miami, il a pris sa revanche sur Boston, confirmant que le véritable écart se situait avant tout au niveau collectif.
