Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
La course aux distinctions de fin de saison reste ouverte, et même les légendes ne sont pas d’accord. Luka Doncic, pourtant en pleine forme, ne fait pas l’unanimité pour une place dans la First Team All-NBA.
Sur le plan individuel, difficile de contester sa domination. Luka Doncic enchaîne les performances majeures, porte les Lakers vers le haut du classement et s’impose comme l’un des joueurs les plus décisifs de la ligue. Entre scoring, création et moments clutch, son impact offensif reste l’un des plus impressionnants cette saison.
Mais la concurrence est féroce cette saison, avec plusieurs candidats solides pour seulement cinq places. Entre Shai Gilgeous-Alexander, Nikola Jokic, Victor Wembanyama, Cade Cunningham ou encore Jaylen Brown, les débats sont intenses, et chaque critère devient déterminant dans les choix finaux. Il y aura forcément des désaccords dans le lot.
Un désaccord marqué
Kevin Garnett n’a pas hésité à trancher, en désaccord total avec Paul Pierce. « Tu racontes n’importe quoi. Luka n’est pas dans la First Team », lâche-t-il, refusant de placer le meneur des Lakers parmi les cinq meilleurs joueurs de la saison selon lui. Son raisonnement repose en grande partie sur l’aspect défensif.
« Il ne défend pas, il râle avec les arbitres une fois sur trois », affirme Garnett, pointant un manque d’impact global comparé à d’autres candidats plus complets des deux côtés du terrain. Il va même plus loin dans la comparaison. « Jaylen Brown et Cade Cunningham font une meilleure saison globale que lui. Et je ne suis pas un hater de Luka, j’aime Luka », insiste-t-il, cherchant à justifier une position qui va à l’encontre du consensus actuel.
Pourtant, difficile d’ignorer la dynamique récente de Doncic. « Luka est le meilleur joueur de la ligue en ce moment », rétorque Pierce, mettant en avant ses performances exceptionnelles et son influence directe sur les résultats des Lakers.
Au final, ce débat illustre parfaitement la complexité des choix All-NBA. Entre domination offensive, impact collectif et exigences défensives, les critères varient selon les sensibilités, et même les plus grands noms de la ligue peinent à se mettre d’accord sur une hiérarchie claire.
