Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Luka Doncic empile les cartons offensifs, enchaîne les matchs à plus de 30 points et relance complètement Los Angeles. Pourtant, pour Kendrick Perkins, cela ne suffit toujours pas… et le débat a même fini par dégénérer.
Sur les dernières semaines, Luka Doncic affiche un niveau impressionnant, portant son équipe avec une production offensive constante. Ses performances ont été déterminantes dans la série de victoires récente, au point de replacer Los Angeles parmi les équipes les plus en forme de la conférence Ouest.
Cette dynamique a naturellement relancé les discussions autour du MVP. Beaucoup estiment que ce niveau de domination offensive mérite une place tout en haut de la course. Mais pour Kendrick Perkins, cette lecture reste incomplète, notamment à cause de l’impact défensif jugé insuffisant. Il y a aussi de la concurrence.
Kendrick Perkins ne change pas d’avis
La discussion a pris une tournure plus tendue lorsqu’Emmanuel Acho a remis en question son analyse. « Il est venu me dire : “Perk, comment tu peux laisser Luka dehors ? Luka devrait être MVP… pour dire pourquoi je l’ai laissé dehors…” C’est exactement le genre de choses qui m’énervent. C’est complètement absurde. Là, tu dépasses les limites », explique Perkins, visiblement agacé par cette remise en cause.
Dans la foulée, il insiste sur sa manière d’évaluer le jeu, bien différente selon lui de certains débats médiatiques. « Tu ne regardes clairement pas le basket comme moi je le regarde. Tu ne l’analyses pas du tout de la même manière », ajoute-t-il, défendant une vision basée sur l’ensemble de l’impact et pas uniquement sur la production offensive.
Pour Perkins, le MVP doit récompenser un joueur capable d’influencer toutes les facettes du jeu, et pas seulement de dominer au scoring. Il considère que d’autres candidats présentent un profil plus complet sur la durée, ce qui justifie son choix de laisser Doncic en dehors du top cinq malgré ses performances récentes.
Reste que la dynamique actuelle pourrait encore rebattre les cartes. Si Los Angeles continue de grimper au classement, l’argument collectif pourrait renforcer le dossier de Doncic. Mais pour convaincre totalement, il devra montrer que son influence dépasse le cadre offensif et s’inscrit dans un impact global sur le jeu.
