Par Rédaction | Sport
Le débat autour du “clutch” en NBA reste l’un des plus passionnés, surtout lorsqu’il concerne des légendes comme LeBron James et Kobe Bryant. Deux styles, deux visions du jeu, mais une même capacité à décider du sort d’un match dans les moments les plus tendus.
Depuis des années, Kobe Bryant est souvent présenté comme l’archétype du joueur décisif, celui qui prend le tir final sans hésiter, quitte à assumer seul la responsabilité du résultat. Cette image, forte et presque mythique, a profondément marqué toute une génération de fans et façonné une vision très précise de ce que doit être un joueur “clutch”, incarnant une forme de confiance absolue dans les moments les plus tendus.
De son côté, LeBron James a longtemps traîné une réputation plus nuancée dans cet exercice, certains lui reprochant de ne pas toujours prendre ces tirs décisifs. Pourtant, son influence dans les moments clés est indéniable, même si elle ne se traduit pas systématiquement par un shoot au buzzer. Sa lecture du jeu, sa capacité à créer pour les autres et sa polyvalence lui permettent d’impacter une fin de match de multiples façons.
Colin Cowherd défend une autre vision du clutch
Pour Colin Cowherd, comparer directement ces deux approches sans prendre en compte leurs différences fondamentales n’a pas vraiment de sens. « LeBron a cette étrange réputation de ne pas être clutch », explique-t-il, avant d’ajouter : « Pour moi, son clutch est différent, il prend plusieurs formes », insistant sur l’idée que l’impact ne se limite pas uniquement à la prise du tir décisif.
Il développe ensuite cette idée en donnant plusieurs exemples concrets. « Une passe parfaite pour Chris Bosh ou Ray Allen à Miami, une finition main gauche, éliminer un défenseur, un contre décisif en Finals… son clutch, c’est plein de choses différentes », détaille-t-il. À l’inverse, « le clutch de Kobe, c’était Kobe qui prend le tir ».
Cette distinction repose aussi sur leur philosophie du jeu. LeBron privilégie systématiquement la meilleure décision collective. « Il peut prendre le tir final, mais il choisit toujours la meilleure action basket », insiste Cowherd, soulignant que cette approche, bien que moins spectaculaire, reste la plus efficace dans un sport d’équipe.
En face, Kobe incarnait une mentalité différente, plus directe, presque instinctive. « Cette mentalité alpha, cette indépendance, c’est très attirant », reconnaît-il. Mais il rappelle aussi une vérité souvent oubliée : même les plus grands scoreurs, comme Jordan, ont fini par gagner en faisant confiance à leurs coéquipiers.
