NBA – Une mauvaise perception de James Harden depuis le début ? Un joueur balance : « Trouvez-moi…

James Harden, meneur des Clippers
Hoops Chef (DR)

Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport

Draymond Green relance un débat qui divise depuis plusieurs années autour de James Harden. Entre perception, rôle réel et héritage, ses propos viennent remettre en question une évidence que beaucoup pensaient pourtant établie.

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La sortie initiale de Patrick Beverley a ravivé une comparaison sensible entre James Harden et Dwyane Wade, en avançant qu’un titre pourrait suffire à inverser leur hiérarchie. Une déclaration qui n’a pas tardé à provoquer une réaction de Wade, visiblement agacé par cette remise en question de son statut parmi les meilleurs arrières de l’histoire.

Au cœur de cette discussion, Draymond Green a choisi une approche différente, en déplaçant le débat sur un autre terrain. Plutôt que de comparer directement les carrières, l’intérieur des Warriors s’est interrogé sur la manière dont Harden est catégorisé, estimant que le problème vient avant tout de son étiquette de poste. Pour appuyer son point, Green s’est appuyé sur les statistiques de Harden, mettant en avant un élément rarement associé à un arrière.

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Un profil qui brouille les frontières

« Trouvez-moi un arrière qui a tourné à 11 passes de moyenne année après année, 10 passes, 11 passes… Trouvez-moi un arrière qui produit ces chiffres. J’attends. Ni Jordan, ni Kobe, ni Wade, ni Reggie Miller, ni Klay Thompson. Les arrières ne tournent pas à 10 ou 11 passes ». Un argument qui vise à repositionner Harden dans une autre catégorie.



Dans la continuité, Green reconnaît pourtant que le talent offensif du barbu lui permettrait d’exister pleinement en tant qu’arrière. « James Harden peut être un arrière, sans aucun doute. Il a les qualités pour être l’un des meilleurs à ce poste. Mais il a aussi les qualités d’un des meilleurs meneurs qu’on ait vus, et au final, c’est ça qui prend le dessus », a-t-il expliqué, insistant sur cette double identité.

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Cette singularité prend racine dans ses années à Houston, où Harden était à la fois le principal scoreur et le créateur du jeu. Une domination offensive rare, marquée par des titres de meilleur scoreur et une capacité à dicter le tempo, qui alimente encore aujourd’hui le débat sur son véritable poste.

Avec le temps, son rôle a évolué, notamment après son départ de Houston. Moins focalisé sur le scoring, il s’est adapté à de nouveaux contextes, devenant davantage facilitateur. Une transformation qui illustre parfaitement pourquoi Harden reste difficile à classer, et pourquoi le réduire à un simple arrière ne reflète pas totalement la réalité de son jeu.

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