Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Même les plus grandes stars n’ont pas toujours été des certitudes. Derrière chaque phénomène NBA, il y a souvent une part de doute… et Luka Doncic n’a pas échappé à cette règle.
À son arrivée en NBA, le meneur slovène sortait pourtant d’un parcours exceptionnel en Europe, avec un titre d’EuroLeague et un trophée de MVP à seulement 19 ans. Malgré cela, la transition vers la NBA restait une inconnue, et l’histoire de la ligue a souvent montré que les certitudes autour des jeunes prospects pouvaient rapidement s’effondrer.
Mark Cuban lui-même reconnaît aujourd’hui qu’il avançait avec une certaine prudence au moment de miser sur Luka, malgré tout ce que le Slovène avait déjà montré en Europe. Conscient des nombreux exemples de prospects surévalués, il savait que le talent brut ne suffit jamais à garantir une réussite en NBA, surtout dans un environnement aussi exigeant, physique et différent du basket européen.
Un pari rempli d’incertitudes
« On espérait, mais on ne savait pas. On ne sait jamais. On savait qu’il pouvait être titulaire et être bon parce qu’il avait du cran, il n’avait peur de rien… et ça, c’est déjà la moitié du chemin. Mais tu ne sais pas. Je me souviens l’avoir vu jouer à 16 ans contre OKC et passer Russell Westbrook », raconte Cuban, illustrant parfaitement ce mélange d’espoir et de doute autour du joueur.
Avec le recul, ces incertitudes peuvent sembler surprenantes, tant Doncic s’est imposé rapidement comme une superstar. Pourtant, même après ses premiers pas convaincants, la question de son adaptation restait ouverte, notamment face à l’intensité physique et aux exigences tactiques de la NBA.
« NBA contre le Real Madrid, tu ne sais pas à quel point les joueurs donnent tout, il n’y a pas de préparation, les règles sont différentes », ajoute Cuban, rappelant que le contexte européen ne permet jamais de tirer des conclusions définitives. Ce n’est qu’au fil des entraînements et des matchs que les doutes ont commencé à disparaître, laissant place à une certitude progressive. Luka ne faisait pas que s’adapter : il dominait déjà.
« Tu savais qu’il était spécial… mais tu ne savais pas à quel point », conclut Cuban, résumant parfaitement le sentiment qui accompagne souvent les talents générationnels avant qu’ils ne révèlent pleinement leur véritable dimension.
