NBA – L’évolution d’Anthony Edwards ne plaît pas à tous : « C’est quand la dernière fois qu’il a…

Anthony Edwards en playoffs
Minnesota Timberwolves (DR)

Par Rédaction | Sport

Robert Horry n’a pas mâché ses mots au sujet d’Anthony Edwards, un joueur qu’il appréciait pourtant beaucoup. L’ancien ailier estime que quelque chose s’est perdu dans son jeu, et cela ne passe pas inaperçu.

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Pendant longtemps, Anthony Edwards incarnait cette nouvelle génération spectaculaire, capable d’électriser une salle avec un simple dunk. Dès ses débuts, il avait marqué les esprits avec des actions violentes et assumées, imposant un style agressif et sans retenue. Cette identité lui avait permis de rapidement s’imposer comme l’un des visages les plus excitants de la ligue.

Mais avec le temps, son jeu a évolué, presque silencieusement. Plus réfléchi, plus complet aussi, Edwards s’est éloigné de ce registre explosif pour développer une palette offensive plus large. Entre tirs longue distance, jeu à mi-distance et lecture des prises à deux, il s’est adapté aux exigences modernes, au point de devenir l’un des joueurs les plus productifs derrière l’arc récemment.

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Un changement qui ne plaît pas à tout le monde

C’est justement cette transformation qui dérange Robert Horry. « L’un de mes joueurs préférés, c’est Ant-Man, mais je n’aime plus son jeu… Réfléchis, ces deux dernières années, c’est quand la dernière fois qu’il a vraiment dunké sur quelqu’un ? Il est passé à un jeu basé sur le tir à trois points », regrette-t-il, pointant une évolution qu’il juge trop marquée.



Ce virage ne sort pourtant pas de nulle part. Face aux défenses de plus en plus denses, notamment lors des finales de conférence, Edwards a dû s’adapter pour continuer à performer. Moins de prises de risques, plus d’efficacité : un compromis presque inévitable à ce niveau. Et les chiffres lui donnent raison, avec une adresse solide et un volume de tirs impressionnant.

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Horry comprend malgré tout les raisons derrière ce changement. « Je sais que c’est sûrement pour la longévité, qu’un coach lui a dit de lever le pied là-dessus… Mais ça me manque de le voir dunker sur les gens », ajoute-t-il, nostalgique d’un basket plus physique et spectaculaire, celui qu’il a connu aux côtés de légendes comme Shaquille O’Neal ou Kobe Bryant.

Ce débat dépasse finalement le cas Edwards. Aujourd’hui, même des stars comme Shai Gilgeous-Alexander ou Nikola Jokic illustrent cette évolution vers un jeu plus contrôlé. Moins de highlights, plus de maîtrise : une transformation dictée autant par la stratégie que par la préservation physique, dans une ligue où chaque détail compte sur la durée.

Anthony Edwards Conférence Ouest Minnesota Timberwolves NBA 24/24