Ayant pu être avec lui en privé, Stéphane Bern révèle la phrase de Charles III qui le taraude : « Il m’a dit…

Charles III et Stéphane Bern
WikiMedia Commons (DR) / Konbini (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Habitué à décrypter les têtes couronnées, Stéphane Bern n’a jamais caché son intérêt pour la monarchie britannique et ceux qui l’incarnent. Au fil des années, l’animateur français a eu l’occasion d’approcher Charles III de près, loin des caméras et des protocoles officiels. Une proximité rare qui lui a permis de découvrir un visage bien différent de celui souvent décrit dans les médias. Et surtout, une phrase inattendue du souverain continue de résonner en lui.

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Spécialiste reconnu de l’histoire et des familles royales, Stéphane Bern entretient depuis longtemps une relation particulière avec Charles III, qu’il a rencontré à plusieurs reprises dans des contextes privés ou officiels. Loin de l’image parfois rigide associée au monarque britannique, le journaliste décrit un homme complexe, cultivé et préparé depuis toujours à exercer ses fonctions. Une vision construite au fil du temps, nourrie par ses échanges et ses observations directes.

Dans un entretien accordé à Ouest-France et Le Parisien, l’animateur livrait déjà une analyse approfondie de la personnalité du souverain, insistant sur son tempérament et son parcours singulier :

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« C’est que le roi Charles, j’ai toujours beaucoup d’affection. Je comprends bien le scorpion, qui peut être, je ne dirais pas dépressif, mais assez mélancolique. Il a un caractère assez mélancolique. Il a cette allure… Il y a une personne entre le roi et moi. Plus précisément, je sais joindre les trois personnes qui travaillent au quotidien avec lui. C’est sans doute l’héritier au trône le mieux préparé au monde ! Plus de cinquante ans à observer et à apprendre. »

Au-delà de cette dimension introspective, Stéphane Bern met également en avant les convictions profondes de Charles III, façonnées par ses lectures et son parcours personnel :

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« De sa mère, de ses lectures, de sa vie… C’est un intellectuel, et un érudit, un sage aux convictions écologiques, spirituelles, humanistes très solides ».

Une image qui contraste fortement avec les critiques dont le souverain a souvent fait l’objet, notamment au Royaume-Uni. Mais c’est lors d’une rencontre plus informelle que l’animateur a été le plus marqué. Invité à une soirée à l’UNESCO, à Paris, il se retrouve face à Charles III dans un moment aussi inattendu que révélateur.

Alors qu’il s’apprête à se présenter, un incident technique plonge la pièce dans l’obscurité. Dans ce contexte surprenant, le roi se tourne vers lui et lâche une remarque qui va profondément le marquer :

« Je devais me présenter et à ce moment-là, la lumière s’est éteinte ! Il faisait très sombre, on ne voyait plus rien. Il [Charles III, ndlr] s’est tourné vers moi et m’a dit : ‘Vous croyez qu’on va encore dire que c’est de ma faute ?’ C’est sa manière de dire que tout le monde lui mettait tout sur le dos ».

À travers cette phrase, Stéphane Bern perçoit un homme lucide, conscient de l’image parfois injuste qui lui colle à la peau. Une remarque teintée d’ironie, mais aussi révélatrice du poids constant des critiques qui accompagnent sa fonction.

Avec le recul, cette rencontre a laissé une empreinte durable chez l’animateur français. Elle éclaire, selon lui, la solitude inhérente à la fonction royale et la pression permanente qui pèse sur les épaules de Charles III. Derrière la figure officielle, Stéphane Bern dit avoir découvert un homme profondément humain, bien plus nuancé que ne le laissent penser les caricatures médiatiques.

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