Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
À 64 ans, Marianne James continue d’assumer un franc-parler rare, y compris lorsqu’il s’agit de sa vie privée. Habituée des confidences sans filtre, elle n’a jamais hésité à évoquer ses expériences les plus marquantes, quitte à surprendre. Parmi elles, une nuit vécue à l’étranger reste particulièrement ancrée dans sa mémoire. Un souvenir à la fois inattendu et révélateur de sa liberté de ton.
Connue pour son tempérament haut en couleur, Marianne James s’est imposée au fil des années comme une personnalité incontournable du paysage audiovisuel, notamment depuis son passage dans Nouvelle Star. Invitée sur le plateau de Salut les Terriens, elle était revenue sur une période de sa vie marquée par une exploration assumée de ses envies et de ses fantasmes. Parmi les anecdotes qu’elle avait partagées, une rencontre à Tokyo s’était distinguée par son caractère particulièrement singulier. Elle racontait ainsi :
« On est à Tokyo (…) Les Japonais ont une manière de ligoter une femme. Lui, c’était son truc. Mon bras gauche était derrière mon genou droit ainsi que le bras droit derrière la nuque à gauche. Il m’a saucissonnée. Je sais pas comment il a fait, mais il m’a saucissonnée. Et alors, j’ai eu un tout petit peu peur, je me suis dit : “Oh mon Dieu mais qu’est-ce qu’il va se passer ! Il va me découper”. (…) C’était une manière de me rendre sienne. »
Une scène racontée avec son humour caractéristique, mais qui laisse aussi transparaître une certaine tension entre surprise et lâcher-prise. L’artiste, fidèle à elle-même, n’a jamais caché son attrait pour des expériences sortant de l’ordinaire, tout en gardant une conscience claire de ses propres limites.
Dans la suite de l’émission, Marianne James avait également évoqué un autre aspect de sa vie intime, en marquant cette fois une frontière nette. Face à certaines pratiques, elle reconnaît ne pas pouvoir adhérer, malgré les nombreuses propositions reçues au fil des années :
« Ça me hante, je n’y arriverai jamais. Je suis gourde. (…) On me l’a proposé des dizaines de fois. (…) Toutes les configurations. Les échangistes et tout ça, moi je ne peux pas. Le problème, c’est si tu es très amoureux de ton matou, le voir dans les patounes d’une autre femelle, c’est difficile… »
À travers ces confidences, Marianne James dessine une vision très personnelle de la liberté, faite d’expériences assumées mais aussi de limites clairement posées. Une parole directe, sans détour, qui correspond à l’image qu’elle renvoie depuis ses débuts.
Derrière ces anecdotes parfois surprenantes, se profile surtout une femme qui revendique ses choix, sans jamais céder aux injonctions extérieures. Une manière d’aborder l’intime avec sincérité, fidèle à son tempérament.
