Valérie Lemercier (62 ans) balance la ‘clause -18’ de ses contrats : « Il est écrit que…

Valérie Lemercier
Clique (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Depuis plus de trois décennies, Valérie Lemercier s’impose comme une figure à part dans le paysage cinématographique français. Actrice, réalisatrice et scénariste, elle a toujours cultivé une liberté de ton et de choix rare, refusant de se plier aux exigences classiques du métier. Une indépendance qui se traduit aussi dans ses contrats, où certaines clauses surprennent autant qu’elles interpellent.

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Figure incontournable du cinéma hexagonal, Valérie Lemercier s’est illustrée dans des registres variés, passant de la comédie populaire à des projets plus intimistes, comme L’arche de Noé. Connue du grand public pour son rôle de Béatrice de Montmirail, l’actrice n’a jamais accepté de sacrifier ses principes pour un rôle. Lors de la promotion de ce film, elle rappelait d’ailleurs qu’elle imposait depuis toujours des limites très claires concernant les scènes d’intimité, des règles directement inscrites dans ses contrats. Elle expliquait ainsi :

« Ah non, ça j’évite. C’est écrit dans mes contrats d’actrice : je joue mais sans poils, sans gémissements… Et sans polaire, ce n’est pas possible la polaire. »

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Si cette ligne de conduite est restée constante, l’actrice a pourtant fait une exception notable au cours de sa carrière, notamment dans Main dans la main, où elle a accepté une scène de nu intégral. Un choix réfléchi, loin de toute provocation, qu’elle détaillait dans les colonnes de Madame Figaro :

« Si l’on ne me pose qu’une seule question à propos de “Main dans la main”, c’est toujours la même : “Qu’est-ce que cela fait de se dénuder ?” C’est la scène du film qui me plaît le plus, car elle est juste et elle me parle. »

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Elle poursuivait en évoquant un lien plus personnel avec cette séquence, faisant écho à une expérience marquante de sa propre vie :

« À un moment, Hélène, mon personnage, entame sa mue, elle fait tomber ses vêtements et se débarrasse métaphoriquement de son statut social. Cela me ressemble, car il m’est arrivé de tout perdre : lorsque mon appartement a brûlé, je n’avais plus rien et, paradoxalement, jamais je ne m’étais sentie aussi libre, moi qui suis pourtant matérialiste. »

Mais cette parenthèse n’a en rien modifié ses convictions profondes. L’actrice reste très claire sur son refus de certaines scènes, notamment celles impliquant une intimité simulée à l’écran. Dans le même entretien, elle réaffirmait cette position sans ambiguïté :

« Être filmée nue, de dos de surcroît, est infiniment moins embarrassant que d’embrasser un acteur ou de simuler un acte d’amour dans un lit. Je ne le fais quasiment jamais et je ne veux pas le faire. C’est ce que j’appelle la clause “sans poils et sans gémissements” de mes contrats. »

Au-delà de ces principes artistiques, Valérie Lemercier impose également des règles très concrètes sur les tournages, pensées pour préserver son équilibre au quotidien. Dans une interview accordée à Télé Star, elle confiait ainsi :

« Un œuf dur le matin, ça m’évite de me goinfrer de croissants sur le plateau. Et une loge pour ma sieste du midi. »

À travers ces exigences, l’actrice affirme une vision du métier où le respect de soi prime sur tout le reste. Une manière de rappeler que la liberté artistique passe aussi par la capacité à dire non.

Fidèle à ses choix depuis ses débuts, Valérie Lemercier incarne une trajectoire singulière, où succès et indépendance vont de pair. Une preuve que dans le cinéma, imposer ses propres règles peut aussi devenir une force.

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