Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
À 49 ans, Virginie Ledoyen continue de tracer sa route entre cinéma d’auteur et productions internationales. Si sa carrière est riche de nombreux rôles marquants, un film en particulier revient régulièrement dans les discussions : La Plage, où elle donnait la réplique à Leonardo DiCaprio. Une expérience dont elle garde un souvenir précis, loin des fantasmes véhiculés par certaines scènes à l’écran.
Figure marquante du cinéma français des années 1990, Virginie Ledoyen s’est imposée par sa justesse de jeu et sa capacité à évoluer dans des registres variés. Sa participation à La Plage, réalisé par Danny Boyle, l’a propulsée dans un univers international aux côtés d’une star déjà planétaire. Mais derrière l’image romantique associée à certaines séquences, la réalité du tournage s’avère bien différente.
Dans un entretien accordé aux Inrocks, la comédienne revenait sans détour sur une scène intime devenue emblématique, en déconstruisant l’idée d’un moment glamour :
« Pour le coup, à l’écran, la scène d’amour avec la musique des All Saints est très jolie, mais à tourner… on est sous la flotte, on s’embrasse sous l’eau, on a de la morve partout, on crache… Ce n’est pas glam du tout ! »
Une impression qu’elle a confirmée des années plus tard, notamment sur le plateau de Bonjour, en élargissant son propos à l’ensemble des scènes de ce type au cinéma :
« Non ce n’était pas glamour. Mais généralement les scènes d’intimité ce n’est pas glamour. Les scènes de baisers, les scènes de charnalité ce n’est pas glamour hein ! »
Malgré ces conditions peu idéalisées, Virginie Ledoyen retient avant tout la qualité de son partenaire de jeu. Toujours dans les colonnes des Inrocks, elle saluait le professionnalisme et le talent de l’acteur américain :
« C’était très agréable de travailler avec Leonardo DiCaprio parce que, vraiment, c’est un acteur extraordinaire, et c’était déjà un acteur extraordinaire. »
Sur la question plus large de la représentation de l’intimité à l’écran, l’actrice adopte une position mesurée, privilégiant la discrétion et la liberté de parole. Invitée sur TF1, elle précisait ainsi son point de vue :
« Je ne juge personne, je ne suis pas cul-béni, mais c’est très intime quand même… Pour le coup, il faut être libre avec cette parole. Si on en parle comme un sujet en soi, ça m’intéresse assez peu. »
Entre réalité parfois inconfortable du tournage et admiration pour un partenaire de renom, Virginie Ledoyen dresse un tableau nuancé de cette expérience. Une manière de rappeler que derrière la magie du cinéma, les coulisses sont souvent bien éloignées des images idéalisées perçues par le public.
