Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
L’élimination de Denver continue de faire réagir, mais un débat précis domine autour de Nikola Jokić. Pour certains, la défense adverse a fait la différence. Pour d’autres, c’est surtout le niveau du joueur qui est en cause.
Face aux Timberwolves, Nikola Jokic a pourtant signé une performance statistique solide lors du match décisif. Avec 28 points, 9 rebonds et 10 passes, il n’est pas passé loin d’un triple-double. Mais dans le détail, son influence a été plus irrégulière, notamment en première période où il a été limité à neuf points avec une adresse moyenne.
Dans ce contexte, Rudy Gobert a souvent été mis en avant pour son impact défensif. Sa présence dans la raquette a compliqué certaines situations pour Jokić, en particulier sur les séquences importantes. Plusieurs observateurs ont souligné sa capacité à gêner les prises de position du Serbe et à casser le rythme offensif de Denver sur plusieurs possessions clés.
O’Neal rejette totalement l’impact de Gobert
Mais pour Shaquille O’Neal, cette lecture ne tient pas. « La défense a été très bonne, mais pour moi, Jokic n’a pas été excellent. Quand tu es un grand joueur, surtout en playoffs, tu dois être excellent pour avancer. Je pense, même si Charles n’est pas d’accord avec moi, que pour continuer à gagner, il faut dominer », explique-t-il avec insistance sur le plateau.
Il poursuit en rappelant ses attentes pour un joueur de ce calibre. « Il a été bon, mais bon, ce n’est pas suffisant. À ce niveau, être simplement bon ne suffit pas pour faire la différence dans une série aussi importante », ajoute-t-il, en mettant l’accent sur les standards très élevés qu’il associe aux grandes stars.
Relancé sur l’impact de Minnesota, il refuse catégoriquement de donner du crédit à l’adversaire. « Non, je ne pense pas que Minnesota y soit pour quelque chose. Il a marqué 28 points, c’est bien, mais ce n’est pas assez. J’aimerais voir 35, 36, 37… Il a raté des tirs, arrêtez un peu », tranche-t-il, fidèle à son analyse directe.
Cette position contraste avec celle de Charles Barkley et Kenny Smith, qui ont davantage insisté sur le rôle de Gobert. Ce désaccord illustre bien le débat plus large autour de cette série, entre performance individuelle et impact défensif collectif dans les moments décisifs des playoffs.
