Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Près d’un demi-siècle après la disparition de Claude François, les témoignages de ceux qui ont partagé son quotidien continuent d’éclairer les coulisses de sa carrière. Derrière les chorégraphies millimétrées et les spectacles impeccables se cachait un artiste particulièrement exigeant, aussi bien envers lui-même qu’envers son entourage. Une ancienne Clodette vient d’ailleurs de livrer de nouvelles confidences sur cette discipline de tous les instants.
Parmi les danseuses qui ont accompagné Claude François sur scène, Prisca garde un souvenir très précis du perfectionnisme qui animait le chanteur. Dans un entretien récemment accordé à Télé-Loisirs, l’ancienne Clodette raconte un artiste obsédé par son image, soucieux du moindre détail et constamment à la recherche de nouvelles méthodes pour préserver son apparence comme celle de sa troupe. Une rigueur qui faisait partie intégrante de son fonctionnement.
Cette quête permanente de perfection ne concernait d’ailleurs pas uniquement les répétitions ou les prestations scéniques. Claude François était réputé pour rechercher partout dans le monde les dernières nouveautés susceptibles d’améliorer son image ou ses performances. Michel Drucker avait notamment raconté que le chanteur s’était fait rapporter d’Europe de l’Est des injections à base de taureau, persuadé qu’elles pouvaient lui permettre de paraître plus jeune. Dans les colonnes de Télé-Loisirs, Prisca revient justement sur cette exigence quotidienne :
« Claude faisait attention quand on prenait des kilos. Moi, je me rappelle qu’il avait fait venir des États-Unis des pilules pour ne pas grossir. Et avant un gala, il voulait qu’on reste dans les loges. Il voulait que les gens nous découvrent sur scène. On devait être des êtres qui faisaient rêver. Il se donnait des règles difficiles, donc c’était logique qu’il demandait la même rigueur à ses Clodettes. On était importantes pour lui, pour les gens. Les Clodettes faisaient partie de son image. »
Ces confidences illustrent la pression qui entourait les spectacles de l’interprète de Alexandrie Alexandra. Chaque détail était soigneusement contrôlé afin de préserver l’image de perfection qu’il souhaitait offrir au public, aussi bien pour lui que pour les danseuses qui l’accompagnaient.
Au cours du même entretien, Prisca est également revenue sur les accusations qui ont pu entourer Claude François au fil des années. Sans remettre en cause les témoignages d’autres femmes, elle explique que son expérience personnelle a été très différente de certains récits évoqués après la disparition du chanteur :
« Il ne m’a jamais manqué de respect, ni en parole, ni en gestuelle. Et pourtant, je me suis retrouvée souvent seule. C’est pour ça que j’ai du mal à croire certaines choses. »
À travers ces souvenirs, l’ancienne Clodette dresse le portrait d’un artiste particulièrement exigeant, entièrement tourné vers son métier et son image. Si elle reconnaît la discipline parfois extrême qui régnait autour de Claude François, elle tient également à livrer son propre vécu, distinguant son expérience personnelle des polémiques qui ont accompagné la mémoire du chanteur. Un témoignage qui vient, une nouvelle fois, enrichir le regard porté sur l’une des plus grandes figures de la chanson française.
