Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Malgré plusieurs recrues importantes, les Lakers ne convainquent pas tout le monde depuis le début de l’intersaison. Un analyste américain estime même que la franchise fait partie des grands perdants de l’été.
Après le départ de LeBron James, les dirigeants de Los Angeles ont rapidement remodelé leur effectif autour de Luka Doncic. Walker Kessler, Quentin Grimes, Collin Sexton et Sandro Mamukelashvili sont notamment arrivés afin de lancer une nouvelle dynamique. Des choix ambitieux qui ne font toutefois pas l’unanimité.
C’est notamment le cas de John Hollinger. L’ancien dirigeant NBA et désormais journaliste à The Athletic considère que les Lakers ont certes renforcé certains secteurs de jeu, mais qu’ils n’ont jamais réussi à compenser la perte de leur ancienne superstar.
John Hollinger critique l’intersaison des Lakers
« Les Lakers ont misé très gros sur Walker Kessler, en sacrifiant pratiquement tout leur capital de Draft pour récupérer un pivot capable de compenser les limites défensives d’Austin Reaves et Luka Doncic sur les lignes arrière. J’aurais davantage apprécié ce transfert s’ils avaient inclus Jarred Vanderbilt et conservé plus de flexibilité pour compléter leur effectif. », explique John Hollinger.
L’analyste précise toutefois que ce n’est même pas son principal reproche. « Ce n’est pas pour cela que je considère les Lakers parmi les perdants de cette free agency. La véritable raison est beaucoup plus simple : ils ont perdu LeBron James sans aucune contrepartie. On ne compense pas le départ d’un joueur comme lui simplement en recrutant un spécialiste du 3-and-D et un meneur remplaçant. »
Pour Hollinger, les autres recrues présentent chacune des qualités intéressantes, mais également des limites importantes. Il apprécie notamment le profil de Quentin Grimes, tandis qu’il voit Sandro Mamukelashvili davantage comme un troisième intérieur que comme un titulaire. Quant à Collin Sexton, il s’interroge sur son intégration aux côtés de Luka Doncic et Austin Reaves.
L’ancien dirigeant reste ainsi persuadé que les Lakers seront compétitifs en saison régulière, mais pas suffisamment armés pour viser le titre. Selon lui, les nombreux mouvements réalisés cet été n’ont pas permis d’effacer les principales faiblesses de l’effectif, et surtout pas celle laissée par le départ de LeBron James.
