Par Rédaction | Sport
Malgré son statut de champion NBA, le Thunder pourrait avoir perdu un élément bien plus important qu’il n’y paraît. Pour Eddie Johnson, le départ de Luguentz Dort risque de modifier l’identité même de l’équipe d’Oklahoma City.
L’effectif du Thunder continuera de s’appuyer sur Shai Gilgeous-Alexander et Chet Holmgren, ses deux principales têtes d’affiche. Pourtant, l’ancien Sixième Homme de l’année Eddie Johnson estime que la perte la plus difficile à compenser est celle de Luguentz Dort, récemment envoyé dans un échange à trois équipes contre trois choix du deuxième tour de Draft.
L’ancien joueur considère que l’impact de Dort dépassait largement les statistiques. Si Holmgren représente l’ancre défensive de la franchise et que Gilgeous-Alexander en est le leader offensif, le Canadien apportait selon lui une dimension physique que personne d’autre ne possède aujourd’hui au sein de l’effectif.
Dort, un profil que les chiffres ne résument pas
« Le Thunder ne sera plus le même sans Lu Dort ! Tous les joueurs qu’ils ont laissés partir étaient importants, mais Dort était leur présence physique, alors que tous les autres jouent davantage sur la finesse », a écrit Eddie Johnson sur X, persuadé que l’organisation a perdu celui qui donnait son identité à cette défense.
À seulement 1,93 m, Dort s’est pourtant imposé comme l’un des meilleurs défenseurs extérieurs de la NBA. Triple sélection dans la First Team All-Defensive, il était régulièrement chargé de contenir les meilleurs scoreurs adverses grâce à une agressivité qui lui a parfois valu la réputation de joueur « dirty ».
Un internaute a toutefois contesté l’analyse de Johnson en s’appuyant sur les statistiques on/off. Selon lui, les adversaires affichaient un offensive rating de 118,5 lorsque Dort était sur le parquet, contre 105,5 lorsqu’il se trouvait sur le banc, laissant entendre que son influence était surestimée.
Johnson a balayé cet argument avec fermeté. « C’est la pire statistique analytique du sport, et tu es un nerd de bureau », a-t-il répondu, estimant que ce type de données ne mesure ni les missions défensives les plus difficiles, ni la pression constante exercée sur les stars adverses, ni l’impact physique capable de changer le cours d’une rencontre.
