Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Patrick Beverley garde une vraie amertume concernant la fin de son passage aux Clippers. L’ancien meneur estime que la franchise n’aurait jamais dû avoir besoin de consulter Kawhi Leonard pour déterminer sa valeur contractuelle.
Présent à Los Angeles bien avant l’arrivée de Kawhi Leonard, Patrick Beverley pensait avoir suffisamment prouvé sa valeur pour que les Clippers prennent seuls une décision sur sa prolongation. Après plusieurs saisons à défendre, apporter de l’énergie et accepter les tâches ingrates, il s’attendait à être récompensé financièrement.
La situation l’a pourtant profondément frustré. Au moment des négociations, l’offre aurait d’abord été assez basse avant d’augmenter, mais Beverley assure surtout avoir découvert que la franchise avait demandé l’avis de Leonard pour aller plus loin. À ses yeux, cette démarche remettait inutilement son avenir entre les mains d’un coéquipier.
Patrick Beverley n’a pas compris l’implication de Kawhi Leonard
Beverley raconte le moment où son agent lui a expliqué l’évolution des discussions. « Quand il a fallu négocier les contrats et les prolongations, je me suis dit : “OK, cool, une grosse prolongation arrive.” Puis ils disaient non, ça allait et venait. On parlait de quatre ou cinq millions pour un an, puis mon agent m’a dit qu’ils étaient montés vers six ou huit millions. »
C’est surtout la suite qui l’a dérangé. « Je voulais clairement rester là-bas, mais pourquoi est-ce que vous avez besoin d’appeler Kawhi pour quoi que ce soit alors que je suis là depuis le plus longtemps ? Pourquoi est-ce que vous l’appelez pour ajouter quelques millions de dollars ? » Beverley estimait que son propre travail devait suffire à justifier l’offre.
Son ressenti était d’autant plus fort qu’il considérait avoir déjà beaucoup donné à la franchise. Beverley rappelle notamment qu’il avait auparavant privilégié les Clippers malgré des opportunités plus lucratives ailleurs. Pour lui, cette fidélité et son rôle dans les campagnes de playoffs auraient dû peser davantage que l’avis d’une superstar, aussi importante soit-elle.
Il résume finalement sa frustration très simplement. « On ne devrait pas avoir besoin d’appeler Kawhi pour que vous fassiez les choses correctement alors que vous connaissez mon travail. Je suis là depuis le plus longtemps. De quoi est-ce qu’on parle ? » Une manière claire de rappeler que, selon lui, la hiérarchie des stars avait fini par prendre trop de poids dans les décisions internes.
