Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Jason Whitlock estime que la NBA n’a pas puni les bonnes personnes dans l’affaire des Clippers. À ses yeux, Steve Ballmer aurait dû perdre la franchise plutôt que de laisser les supporters supporter pendant des années les conséquences sportives du scandale.
Après le verdict de la ligue, Jason Whitlock ne s’est pas montré impressionné par les sanctions prononcées contre Los Angeles. Même avec cinq choix de premier tour supprimés, 30 millions de dollars d’amende et plusieurs suspensions, l’analyste considère que les principaux responsables s’en sortent finalement mieux que les fans.
Son raisonnement est simple : les dirigeants concernés pourront revenir après leurs suspensions, tandis que les choix de Draft perdus handicaperont durablement l’équipe. Pour Whitlock, ce déséquilibre transforme une sanction censée viser les responsables en punition beaucoup plus lourde pour ceux qui n’ont participé à aucune décision.
Jason Whitlock voulait voir Steve Ballmer perdre les Clippers
Whitlock formule son reproche de manière particulièrement violente. « Steve Ballmer méritait la peine de mort, pas les fans des Clippers. Leur franchise est morte pour une décennie. Ces gars violent l’essence même de la compétition et ils reçoivent des tapes sur les doigts. » Il considère donc que la sanction sportive frappe surtout l’avenir de l’organisation.
L’analyste estime qu’Adam Silver aurait dû cibler directement le propriétaire. « Steve Ballmer devrait être dépossédé de la franchise. Si vous ne respectez pas les règles, vous partez. Toute cette direction devrait partir. Voilà la sanction qui sert les fans des Clippers et les fans de NBA. » Une référence directe au précédent Donald Sterling.
Whitlock juge qu’une vente forcée aurait également permis d’éviter de sacrifier les futurs choix de Draft. « Si vous écartez ces gens, il n’y a aucune raison de punir les fans des Clippers. Vous n’avez pas besoin de retirer cinq premiers tours. Vous n’avez pas besoin d’une amende de 30 millions. Punissez réellement Ballmer et vous envoyez un message sur le respect des règles, des fans et de la compétition. »
Cette position reste évidemment celle de Whitlock, et non celle de la NBA, qui a choisi de maintenir Ballmer propriétaire tout en le suspendant pendant un an. Mais son argument met en lumière une conséquence très concrète du verdict : les dirigeants sanctionnés pourront revenir, alors que les supporters pourraient ressentir les effets des choix de Draft supprimés bien au-delà de leur absence.
