NBA – Chris Paul : « Si tu me dis quelque chose… alors là, je ne sais plus quand m’arrêter. »

Chris Paul avec les Clippers
NBA (DR)

Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport

Chris Paul n’a jamais été le joueur le plus bavard de NBA, mais il reconnaît qu’il pouvait devenir difficile à arrêter verbalement dès qu’un adversaire lançait les hostilités. Une facette qui collait parfaitement à son immense compétitivité.

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Pendant plus de vingt ans, Chris Paul a surtout construit sa réputation sur son contrôle du jeu, son vice et sa capacité à pousser ses adversaires dans leurs retranchements. Le meneur pouvait agacer sans forcément parler énormément, en utilisant surtout son intelligence et son intensité pour prendre l’ascendant.

Paul explique pourtant qu’il existait une limite très claire à cette retenue. Il n’était généralement pas celui qui lançait les échanges, mais dès qu’un adversaire décidait de le provoquer, son propre tempérament pouvait prendre le dessus et transformer la confrontation en véritable duel verbal.

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Chris Paul ne lançait pas le trash talk, mais répondait toujours

L’ancien meneur l’a résumé très simplement. « Je n’ai jamais été un grand trash-talker pendant ma carrière. J’ai toujours dit que je ne serais jamais le premier à te dire quelque chose, mais si tu me dis quelque chose… alors là, je ne sais plus quand m’arrêter. »



Cette mentalité s’est retrouvée dans plusieurs rivalités au fil des années, notamment face à Patrick Beverley. Leur opposition avait atteint un sommet lors des finales de conférence 2021, quand Paul avait dominé le Game 6 avec Phoenix avant que Beverley ne le pousse violemment dans le dos pendant un arrêt de jeu.

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Paul avait pourtant assuré n’avoir rien dit pour déclencher cette réaction. « Tout le monde me demandait après le match : “Qu’est-ce que tu lui as dit ?” Et moi, je répondais : “Rien.” Je pense que c’est probablement ça, le pire. » Pour lui, dominer un adversaire sur le terrain pouvait être encore plus frustrant que n’importe quelle provocation verbale.

Cette anecdote résume assez bien le personnage. Paul n’avait pas besoin d’être constamment dans le trash talk pour imposer sa présence, mais il n’évitait jamais le combat lorsqu’on venait le chercher. Son meilleur moyen de répondre restait toutefois le même : contrôler le match et faire payer son adversaire directement par le jeu.

Chris Paul NBA 24/24