Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Draymond Green ne considère pas que l’expansion de la NBA à 32 équipes représente forcément un problème pour les joueurs. Selon lui, la dilution du talent concerne surtout les propriétaires et les dirigeants, qui devront décider si le marché peut absorber deux franchises supplémentaires.
La NBA réfléchit depuis plusieurs années à une possible expansion qui ferait passer la ligue de 30 à 32 franchises. Parmi les principales inquiétudes figure la qualité globale des effectifs, puisque deux nouvelles équipes nécessiteraient de répartir davantage les joueurs disponibles dans l’ensemble de la compétition.
Draymond Green ne semble pourtant pas particulièrement préoccupé par cet argument. Le vétéran des Warriors estime que la question du niveau moyen de chaque effectif appartient davantage aux propriétaires et aux front offices qu’aux joueurs, dont la priorité reste simplement d’affronter les équipes placées devant eux.
Draymond Green relativise la dilution du talent en NBA
Green l’a expliqué très clairement. « Je ne pense pas que la dilution du talent soit vraiment une préoccupation pour les joueurs. C’est un problème pour la ligue, les propriétaires et les dirigeants. Je me fiche de savoir à quel point le joueur de l’équipe d’en face est talentueux. Ça ne me concerne absolument pas. »
Le joueur de Golden State rappelle également que la NBA comptait déjà, selon lui, un nombre important d’équipes peu compétitives la saison dernière. « Du point de vue des propriétaires, oui, cela doit toujours être une inquiétude. On avait 13 équipes qui tankaient l’année dernière, ou 13 équipes qui étaient en position de pouvoir tanker. »
Green reconnaît donc qu’il existe une véritable question sur la profondeur du réservoir de joueurs. Deux franchises supplémentaires représenteraient une trentaine de nouvelles places dans les rotations NBA et pourraient mécaniquement réduire la concentration de talent. Mais pour lui, ce paramètre ne sera probablement pas celui qui déterminera la décision finale.
Le facteur économique devrait finalement avoir beaucoup plus de poids. « Quand on regarde le réservoir de talents, est-il suffisamment important pour ajouter deux équipes ? Peut-être, peut-être pas. Mais au bout du compte, l’argent parle, et tout le monde est évidemment favorable à une augmentation des revenus. » Pour Green, l’expansion se décidera donc d’abord sur sa rentabilité.
