Par Rédaction | Sport
Patrick Beverley n’a jamais oublié les conditions de ses débuts professionnels en Ukraine. Entre longs trajets en train, salaire modeste et basket loin du confort NBA, cette expérience a façonné la mentalité qu’il a ensuite conservée toute sa carrière.
Patrick Beverley a lancé sa carrière professionnelle en 2008 avec le BC Dnipro, en deuxième division ukrainienne, après son départ d’Arkansas. À l’époque, il était encore très loin de l’environnement qu’il connaîtrait plus tard en EuroLeague puis en NBA, mais il dit avoir accepté cette opportunité sans la moindre hésitation.
Cette première expérience lui a surtout appris à apprécier chaque étape de son parcours. Beverley explique que les conditions difficiles de ses débuts permettent de comprendre pourquoi il a toujours célébré les petites victoires et affiché autant d’intensité sur un terrain, même lorsqu’il ne bénéficiait pas d’un statut majeur.
Patrick Beverley raconte ses débuts difficiles en Ukraine
L’ancien meneur se souvient d’un quotidien particulièrement rudimentaire. « Pas d’avions, pas de bus. On prenait le train partout. Je parle de trajets de 21 heures. J’allais dans des endroits que je n’avais jamais vus auparavant. Je devais gagner environ 6 000 dollars par mois. Je m’en fichais. Je jouais simplement au basket. »
Beverley insiste sur le contraste avec la suite de sa carrière. « Je suis allé en Ukraine, et imaginez : deuxième division ukrainienne. Même pas la première division. » Il raconte également avoir découvert une autre culture et un autre mode de vie, jusqu’à plaisanter sur le fait qu’il mangeait du bortsch pendant cette période.
Cette saison lui a pourtant permis de relancer complètement sa trajectoire. Drafté en 2009, Beverley avait choisi de poursuivre son développement en Europe, notamment avec l’Olympiacos puis le Spartak Saint-Pétersbourg, avant de rejoindre Houston en 2013 et de s’installer durablement en NBA grâce à son énergie et sa défense.
Avec le recul, Beverley voit donc cette étape ukrainienne comme une fondation plutôt qu’une difficulté à effacer. Les longs trajets, le salaire limité et l’absence de confort ont renforcé une mentalité qui l’a accompagné pendant plus de 600 matchs NBA et l’a aidé à construire une carrière bien plus longue que celle que ses débuts pouvaient laisser imaginer.
