Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
L’arrivée de Giannis Antetokounmpo a changé les ambitions du Heat, mais Bill Simmons reste très sceptique et imagine déjà Miami devoir repasser par le Play-In.
À Miami, Giannis Antetokounmpo est censé faire franchir un cap majeur à une équipe restée bloquée à la dixième place de l’Est la saison dernière. Pourtant, Bill Simmons ne considère pas automatiquement le Heat comme un candidat sérieux au titre. Avec Zach Lowe, il pointe plusieurs problèmes d’équilibre qui pourraient limiter le potentiel du groupe d’Erik Spoelstra.
Le premier concerne directement l’association entre Giannis et Bam Adebayo. Les deux intérieurs excellent près du cercle mais n’offrent pas un spacing naturel, ce qui pourrait compliquer certaines possessions offensives. Miami a bien ajouté du tir avec Klay Thompson, Tim Hardaway Jr. ou Bobby Portis, mais Lowe estime que le manque de création sur pull-up reste problématique.
Bill Simmons ne croit pas encore au nouveau Heat
Simmons s’est ensuite montré encore plus sévère sur la défense : « Qui défend dans cette équipe ? » Lowe lui a rappelé la présence de Giannis, Adebayo, Andrew Wiggins ou Davion Mitchell, mais cela n’a pas convaincu l’analyste, notamment lorsqu’il s’est demandé qui pourrait réellement tenir face aux meilleurs ailiers de la conférence.
Lorsque Lowe a évoqué Wiggins comme principale option face à un joueur comme Jayson Tatum, Simmons a rappelé que ses meilleures références défensives remontaient déjà à plusieurs saisons. Il ne semble donc pas convaincu par une éventuelle cinq majeur de fin de match composé autour de Giannis, Adebayo, Wiggins, Mitchell et Pelle Larsson.
Son verdict a été particulièrement clair : « Bienvenue au Play-In. » Une manière de dire que, malgré l’arrivée d’un double MVP, il voit encore trop de failles structurelles pour placer Miami parmi les meilleures équipes de l’Est. Même l’expérience de Spoelstra et la profondeur retrouvée de l’effectif ne suffisent pas encore à changer son jugement.
Simmons admet tout de même qu’un facteur pourrait le faire revoir sa position : la disponibilité de Giannis sur une saison complète. S’il approche les 75 matchs, le potentiel du Heat pourrait évidemment changer de dimension. Pour l’instant, son scepticisme repose surtout sur la complémentarité du roster et sur la capacité de Miami à tenir face aux meilleurs profils de l’Est.
