Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Jaylen Brown n’a pas voulu entrer dans le débat sur le patron des Sixers. Avec autant de stars réunies à Philadelphie, l’ancien Celtic préfère manifestement éviter toute hiérarchie publique.
La nouvelle version des Sixers va forcément attirer les regards sur le partage des responsabilités. Jaylen Brown, LeBron James, Joel Embiid, Tyrese Maxey et VJ Edgecombe devront apprendre à fonctionner ensemble dans une équipe où plusieurs joueurs peuvent légitimement réclamer un rôle majeur.
Brown arrive pourtant à Philadelphie après la meilleure saison individuelle de sa carrière, tandis qu’Embiid reste l’un des visages historiques du projet et que Maxey sort d’un exercice où il a porté une grande partie de l’attaque. Dans ce contexte, la question du leadership risque d’accompagner les Sixers pendant une bonne partie de la saison.
Jaylen Brown refuse de désigner l’alpha des Sixers
Interrogé sur l’identité de l’« alpha » de cette équipe, Brown n’a offert aucune explication : « Question suivante. » Sa réponse, suivie d’un long silence dans la salle de presse, en disait presque autant qu’un discours. Pour son premier media day avec Philadelphie, l’ancien Celtic a clairement choisi de ne pas alimenter un débat potentiellement sensible avant même le début de la saison.
Cette réaction peut aussi se comprendre au regard du nombre de personnalités fortes présentes dans le vestiaire. LeBron apporte son expérience et son poids historique, Embiid reste le pivot autour duquel Philadelphie a construit pendant des années, tandis que Brown et Maxey arrivent avec des responsabilités offensives considérables.
La vraie question sera donc moins de savoir qui porte officiellement l’étiquette de leader que de voir comment chacun acceptera de partager le ballon et les moments importants. Les Sixers possèdent énormément de talent, mais cette accumulation de stars impose aussi des sacrifices si l’équipe veut trouver rapidement une vraie cohésion.
Philadelphie vise clairement le titre après un été spectaculaire, et cette ambition place déjà tous les joueurs sous pression. Brown a choisi de ne pas entrer dans un concours d’ego devant les médias. Reste à voir si cette absence de hiérarchie déclarée deviendra une force collective ou un sujet récurrent dès que les premiers matchs tendus arriveront.
