Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Nikola Jokic estime que les joueurs NBA gagneraient beaucoup à découvrir le basket européen. Pour lui, quelques mois sur le continent suffiraient à comprendre une pression et une culture de la victoire très différentes.
Le basket européen a profondément marqué Nikola Jokic avant son arrivée en NBA. Formé en Serbie puis longtemps habitué aux exigences des compétitions internationales, le pivot de Denver considère que cette expérience lui a appris à placer le résultat collectif au-dessus du reste.
Selon lui, la différence avec la NBA se situe notamment dans la manière dont certaines performances individuelles peuvent parfois peser dans les priorités. Jokic estime qu’en Europe ou en sélection nationale, la logique est beaucoup plus simple : peu importe les tirs, les points ou les statistiques personnelles, seule la victoire compte réellement.
Nikola Jokic veut que les joueurs NBA découvrent l’Europe
Jokic explique : « En Europe et avec l’équipe nationale, la chose la plus importante, c’est de gagner. Je sais que ça peut paraître idiot, mais en NBA, on voit parfois que certains joueurs ont besoin de leurs tirs, de leurs points ou de leurs statistiques. Avec la sélection et en Europe, le plus important reste de gagner. »
Le triple MVP va même plus loin : « J’aimerais que chaque joueur NBA puisse aller jouer six mois en Europe, juste pour voir à quel point la pression est importante. » Pour lui, cette immersion permettrait de comprendre un environnement où chaque défaite peut rapidement prendre une dimension beaucoup plus lourde.
Jokic prend l’exemple des clubs d’EuroLeague et des grandes rivalités locales : « Tu joues contre l’Olympiacos en Grèce, puis à domicile contre l’Étoile Rouge ou le Partizan. Si tu perds trois matchs de suite, c’est très important là-bas. Les gens prennent ça au sérieux. Il y a énormément de fierté. »
Cette culture accompagne Jokic depuis ses débuts et continue de façonner sa vision du jeu. Même après trois MVP et un titre NBA, il reste profondément attaché à cette approche collective. À ses yeux, quelques mois passés dans ce contexte permettraient à beaucoup de joueurs NBA de mieux comprendre ce que signifie évoluer sous une pression permanente où la victoire passe avant tout le reste.
