Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Zion Williamson ne cherche plus à masquer sa frustration. À l’approche de sa huitième saison NBA, l’intérieur des Pelicans reconnaît être encore loin du niveau de carrière qu’il imaginait atteindre.
New Orleans attend toujours de voir la meilleure version de Zion Williamson sur la durée. Premier choix de la Draft 2019, il était arrivé en NBA avec des attentes immenses grâce à un mélange rare de puissance, d’explosivité et de qualités techniques. Mais les blessures ont constamment freiné sa progression depuis ses débuts.
À 26 ans, Williamson possède encore le temps de changer la trajectoire de sa carrière, mais il sait lui-même que son parcours n’a pas encore répondu aux attentes initiales. Malgré plusieurs séquences très encourageantes, il n’a notamment jamais pu s’installer durablement dans les playoffs avec les Pelicans.
Zion Williamson admet ne pas être là où il devrait
Williamson résume la situation sans détour : « Je ne suis pas là où je veux être. Je ne suis tout simplement pas là où je dois être. Je ne suis pas là où je dois être, ni là où je veux être. » Une déclaration courte mais particulièrement révélatrice de sa propre frustration après plusieurs saisons où les blessures ont limité sa continuité.
La saison dernière a toutefois offert quelques signes encourageants. Williamson a pu disputer 62 matchs, une disponibilité supérieure à celle de plusieurs de ses précédentes campagnes. Sans retrouver totalement le niveau attendu lors de son arrivée dans la ligue, il a au moins pu enchaîner davantage et reconstruire une certaine régularité.
Le contexte autour de lui a également beaucoup changé. Avec Jamahl Mosley sur le banc et un groupe comprenant Dejounte Murray, Trey Murphy III, Herbert Jones, Derik Queen, Jordan Poole, Jeremiah Fears ou encore Ben Mathurin, New Orleans dispose de plusieurs options pour alléger la pression placée sur son ancien premier choix de Draft.
La prochaine étape sera donc surtout de transformer ce constat lucide en progrès concret. Zion sait parfaitement que son talent n’a jamais été le principal problème : la question reste sa capacité à rester disponible et à peser sur une saison complète. À 26 ans, il peut encore réécrire une grande partie de son histoire, mais il reconnaît désormais clairement qu’il doit accélérer.
