Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Le choix de LeBron James de rejoindre Philadelphie continue d’alimenter les interrogations. Pablo Torre s’intéresse désormais au rôle éventuel de Michael Rubin et de Fanatics autour de cette signature.
L’arrivée de LeBron James aux Sixers avait déjà surpris par son montant, avec un contrat de deux ans et 8 millions de dollars. Un autre détail avait aussi attiré l’attention : l’annonce de sa signature n’avait pas été révélée par un insider NBA traditionnel, mais par Topps, société de cartes détenue par Fanatics.
Pablo Torre explique que plusieurs sources au sein de la ligue se demandent si Michael Rubin, ancien actionnaire minoritaire des Sixers et patron de Fanatics, aurait pu jouer un rôle dans la décision de LeBron. Le journaliste précise toutefois qu’il ne dispose d’aucun élément prouvant une violation du salary cap.
Pablo Torre veut comprendre le rôle exact de Fanatics
Torre insiste sur le caractère inhabituel de la séquence : « Je n’avais jamais vu une annonce aussi importante être révélée par une société de cartes. Et des sources au sein de la ligue se demandent si Michael Rubin a convaincu LeBron de signer avec les Sixers lors du Fanatics Fest. » Philadelphie n’a pas répondu à sa demande de commentaire.
Le journaliste reste néanmoins très prudent : « Je ne suis pas en train d’affirmer qu’il y a eu contournement du salary cap. Je souligne simplement que cette série de coïncidences est assez amusante. » À ce stade, il s’agit donc d’une enquête sur des liens potentiels, pas d’une accusation établie contre LeBron ou les Sixers.
L’autre élément surveillé concerne l’utilisation par James d’un hélicoptère Leonardo AW139 aux couleurs de Fanatics pour ses trajets entre New York et la région de Philadelphie. Torre avait déjà indiqué que certains propriétaires NBA lui avaient posé des questions sur cet arrangement, qu’il dit désormais examiner de plus près.
LeBron ne paierait pas personnellement ces trajets, qui s’inscriraient dans son partenariat plus large avec Fanatics. Mais pour qu’un problème de salary cap existe réellement, il faudrait démontrer qu’un avantage extérieur a été accordé en échange d’un salaire NBA inférieur. Pour l’instant, Torre n’apporte aucune preuve de ce type et présente surtout plusieurs coïncidences qu’il juge dignes d’être étudiées.
