Par Rédaction | Sport
Austin Reaves a désormais le statut de deuxième option derrière Luka Doncic aux Lakers, mais Nick Young doute encore que ce rôle puisse réellement mener Los Angeles jusqu’au titre.
Après avoir prolongé Austin Reaves pour quatre ans et 185 millions de dollars, les Lakers ont clairement installé leur hiérarchie. Luka Doncic reste la première option, tandis que Reaves doit désormais assumer davantage de responsabilités offensives dans une équipe largement remodelée après le départ de LeBron James.
Pour Nick Young, le problème n’est pas le talent de Reaves mais l’impact psychologique qu’il exerce sur les défenses adverses. L’ancien Laker estime qu’une véritable deuxième option doit déjà inquiéter son adversaire avant même le début du match, comme pouvaient le faire certains grands scoreurs.
Nick Young ne voit pas Austin Reaves comme une véritable deuxième option
Young explique ainsi ses réserves : « Je n’ai pas l’impression que les gens ont peur de lui. Quand tu signes quelqu’un pour être ton numéro deux, il faut que l’adversaire se dise qu’il peut mettre 20 points, voire 40, comme Harden ou Westbrook à leur époque. Pour moi, un numéro deux doit vraiment être un numéro deux. »
Cela ne l’empêche pas d’apprécier le jeu de Reaves. « J’adore Austin Reaves. Je le vois un peu comme un Lou Williams, le genre de joueur que j’aime. Mais comme deuxième option, je ne pense pas que ça puisse permettre de gagner un titre. » Young le considère donc davantage comme un excellent complément offensif.
Danny Green avait récemment formulé une critique similaire, en estimant que Reaves correspond davantage à une troisième option dans la NBA actuelle. Selon lui, les contenders doivent généralement disposer d’un intérieur dominant ou d’un deuxième joueur capable de répondre aux stars comme Nikola Jokic, Victor Wembanyama, Joel Embiid ou Karl-Anthony Towns.
Reaves a pourtant déjà montré qu’il pouvait prendre feu offensivement et inscrire des tirs décisifs. Mais Young juge que cette production ne suffit pas encore à créer la même crainte qu’une superstar établie. La saison à venir devra donc montrer si le nouveau contrat et le rôle accru de Reaves peuvent réellement changer cette perception.
