Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Malgré des statistiques toujours impressionnantes, Giannis Antetokounmpo n’échappe pas aux critiques après les débuts compliqués du Heat. Theo Pinson estime même que son impact collectif est largement surestimé.
Theo Pinson ne conteste pas le talent individuel de Giannis Antetokounmpo, mais il remet directement en cause sa capacité à élever ses coéquipiers. Pour l’ancien joueur NBA, les chiffres du Grec peuvent donner une image trompeuse de son influence réelle sur une équipe, y compris durant ses années à Milwaukee.
À ses yeux, le titre remporté en 2021 ne suffit pas à effacer cette interrogation. Pinson considère que Khris Middleton avait notamment bénéficié de responsabilités importantes balle en main et que Giannis n’a jamais réellement transformé le niveau de ses partenaires comme certaines autres superstars ont pu le faire.
Theo Pinson juge que les statistiques de Giannis ne racontent pas toute l’histoire
Pinson pousse son raisonnement très loin en contestant directement la valeur de cette production individuelle : « Je pense que ce sont des statistiques vides. Je ne pense pas qu’il rende qui que ce soit meilleur. Qui est-ce qu’il rend meilleur ? Khris Middleton l’a fait parce qu’il avait le ballon dans les mains. C’est le seul exemple qu’on peut me donner, l’année où ils ont gagné. »
L’ancien arrière va même jusqu’à comparer Giannis à Russell Westbrook. Selon lui, Westbrook a davantage montré sa capacité à entraîner ses équipes loin en playoffs malgré l’absence de titre : « Ma théorie, c’est que je ne pense pas qu’il ait rendu ses coéquipiers meilleurs comme il aurait dû. Je veux simplement qu’on lui demande la même chose qu’aux autres. »
Cette critique intervient alors que Miami cherche encore son équilibre autour de son nouveau duo intérieur. Giannis continue pourtant de produire à un niveau élevé, tandis que Bam Adebayo connaît davantage de difficultés offensives. La question reste donc de savoir si les problèmes du Heat viennent réellement du Grec ou plutôt de l’adaptation collective autour de son profil.
Pinson ne remet finalement pas en cause le statut de superstar d’Antetokounmpo, mais la manière dont son influence est évaluée. Pour lui, les chiffres et le palmarès individuel ne suffisent pas : un joueur de ce calibre doit aussi, selon ses critères, rendre son entourage meilleur de façon évidente et répétée.

