Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Même après près de deux décennies en NBA, Kevin Durant continue d’impressionner ses propres coéquipiers. Fred VanVleet reste notamment fasciné par sa capacité à convertir des tirs contestés face à n’importe quel défenseur.
Fred VanVleet a découvert de près le niveau d’exigence quotidien de Kevin Durant depuis son retour à Houston. En observant ses séances, le meneur des Rockets a surtout été frappé par la ressemblance entre son travail à l’entraînement et ce qu’il reproduit ensuite en match, avec la même facilité apparente.
Pour VanVleet, cette aisance vient aussi d’un avantage qu’il ne peut évidemment pas connaître personnellement : Durant semble presque insensible à la contestation. Sa taille, son point de relâchement et sa technique lui permettent de shooter au-dessus de défenseurs pourtant immenses sans véritablement modifier son geste.
Fred VanVleet reste bluffé par la facilité avec laquelle Kevin Durant peut shooter sur n’importe qui
Le meneur a pris un exemple particulièrement parlant pour illustrer cette impression : « C’est un plaisir de le regarder travailler. Son entraînement ressemble exactement à ce qu’il fait en match, il ne rate pas. Moi qui suis petit, je ne peux pas imaginer ne jamais être gêné par une contestation. Je l’ai vu prendre un jumper au-dessus de Wemby comme s’il faisait 1,78 m. »
VanVleet admire aussi énormément la constance du vétéran dans son travail quotidien. Durant veut participer à tout, répéter chaque système et rester impliqué dans toutes les séquences. « Le truc qui m’a le plus surpris, c’est qu’il ne prend pas de reps de repos. Il veut tout faire à l’entraînement, chaque action, chaque shootaround », a-t-il raconté.
Kendrick Perkins n’a pas été surpris par ce témoignage. Ancien coéquipier de Durant à Oklahoma City, il se souvient déjà d’un jeune joueur obsédé par le travail : « Quand je suis arrivé à OKC, on m’a demandé ce que je pensais du jeune. J’ai répondu : il travaille vraiment là-dessus. » Pour lui, cette discipline a toujours été visible.
Durant lui-même a souvent insisté sur l’importance du jeu réel plutôt que du simple travail individuel. Il privilégie notamment les séquences en cinq contre cinq pour développer ses instincts face à de vraies réactions défensives. Cette combinaison entre répétition, volume et travail en situation explique en partie pourquoi, à 38 ans, son tir continue de sembler presque impossible à gêner.

