Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Allen Iverson estime que deux anciens meneurs méritent une place au Hall of Fame. Pour lui, Stephon Marbury et Kevin Johnson restent parmi les oubliés les plus difficiles à comprendre.
Dans le débat autour du Hall of Fame, Allen Iverson ne cache pas son incompréhension. L’ancien MVP considère que certains joueurs ont laissé une empreinte suffisamment forte pour être honorés à Springfield, même si leur palmarès ou leurs statistiques ne correspondent pas forcément aux standards les plus évidents.
Deux noms lui viennent immédiatement à l’esprit : Stephon Marbury et Kevin Johnson. Iverson connaît particulièrement bien Marbury, issu comme lui de la Draft 1996, tandis qu’il garde également un souvenir très précis de Johnson, capable selon lui de lui infliger l’une des plus grandes leçons de sa jeune carrière.
Allen Iverson ne comprend pas l’absence de Stephon Marbury et Kevin Johnson
Iverson a posé la question de manière très simple : « Je ne comprends pas pourquoi Stephon Marbury n’est pas au Hall of Fame. Et Kevin Johnson, qui jouait à Phoenix, comment peut-il ne pas y être non plus ? » Pour lui, leur impact dépasse les seules statistiques et mérite d’être jugé à l’échelle de toute leur trajectoire dans le basket.
Marbury n’a pourtant jamais été nommé parmi les finalistes, malgré deux sélections All-Star et deux apparitions dans une équipe All-NBA. Shaquille O’Neal a lui aussi déjà défendu sa candidature, rappelant que le Hall of Fame récompense une carrière globale et pas uniquement les chiffres produits en NBA.
Kevin Johnson a été plus proche de l’intronisation. L’ancien meneur des Suns a déjà été finaliste à deux reprises, mais sans être retenu. Iverson se souvient notamment d’un duel où Johnson l’avait complètement dominé au point que Maurice Cheeks avait dû le rassurer après la rencontre.
Pour Iverson, ces oublis illustrent surtout le caractère subjectif du Hall of Fame. Les critères dépassent les statistiques brutes, mais restent dépendants d’un vote et d’une certaine perception de l’héritage laissé. À ses yeux, Marbury comme Johnson ont suffisamment marqué leur époque pour que leur absence continue d’interroger.

