Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
L’avenir d’Andrew Wiggins fait de nouveau parler à l’Ouest, et certaines équipes semblaient prêtes à se positionner. Mais les signaux venus de Miami changent sensiblement la donne. Les Lakers, qui avaient envisagé diverses pistes ces derniers mois, observent désormais une situation moins favorable qu’espéré.
Los Angeles traverse en effet une période où la gestion salariale prend une importance capitale, au moment où plusieurs joueurs arrivent en fin de contrat. Cette configuration crée naturellement des opportunités… mais aussi des limites. Et dans le cas présent, certaines organisations concurrentes disposent d’atouts que les Lakers ne peuvent pas aligner. Cela redéfinit potentiellement leurs marges de manœuvre à l’approche de février.
Pendant que d’autres franchises accumulent picks et jeunes talents, les Lakers doivent avancer avec un arsenal beaucoup plus restreint. Ce décalage pèse lourd dans une négociation qui demande des garanties sportives immédiates. Et c’est exactement là que les nouvelles exigences du Heat compliquent nettement la situation, surtout avec Pat Riley aux commandes.
Les exigences de Miami rebattent totalement les cartes
Selon Brett Siegel, le Heat refuse catégoriquement l’idée de céder Andrew Wiggins contre de simples fins de contrat. Il précise que « Miami a continué de signaler qu’il ne se contenterait pas de renvoyer Wiggins contre des contrats expirants, l’organisation souhaitant une vraie valeur : un futur choix de premier tour et un ou deux joueurs capables de contribuer immédiatement à sa quête de playoffs ». Cette position ferme annule quasiment la principale porte d’entrée des Lakers dans les discussions autour de l’ailier.
Pour Los Angeles, la difficulté est double : l’équipe ne possède qu’un seul premier tour échangeable, et ses joueurs disponibles n’ont pas l’impact immédiat recherché par Miami. Rui Hachimura, Gabe Vincent ou encore Maxi Kleber disposent certes de contrats expirants attractifs, mais leur valeur sportive reste insuffisante aux yeux du Heat. Et si les Lakers peuvent théoriquement générer plus de 60 millions de cap space en 2026, ce scénario impliquerait de laisser partir plusieurs cadres, notamment Austin Reaves.
Les inquiétudes ne s’arrêtent pas là, car un observateur anonyme souligne également les limites défensives de la rotation actuelle. Il estime qu’un cinq majeur composé de Luka Doncic, Austin Reaves, LeBron James, Rui Hachimura et Deandre Ayton manquerait dramatiquement d’impact physique sur les ailes. Selon lui, « un cinq de Luka, Austin, LeBron, Rui et Ayton ne peut pas jouer le titre », ajoutant que « ce sont cinq joueurs qui ne peuvent pas défendre correctement, et LeBron ne peut pas tout couvrir à 40 ans ». Le constat est clair : Los Angeles doit renforcer son périmètre défensif.
Face à cette situation, Los Angeles va devoir faire preuve de créativité pour renforcer un poste devenu crucial dans la conférence Ouest. L’organisation rêvait d’un profil capable d’alléger la charge défensive de LeBron James et de stabiliser la rotation extérieure, mais le marché pourrait désormais l’obliger à explorer des pistes moins prestigieuses.
