Par Rédaction | Sport
À Los Angeles, la défaite face à Detroit a surtout ravivé un malaise plus profond, déjà perceptible depuis plusieurs rencontres. Derrière les chiffres et les stars, une question commence à s’imposer. Et Luka Doncic est encore au coeur des débats.
Le revers lourd encaissé à la Crypto.com Arena a renforcé l’idée d’une équipe des Lakers en perte de repères. Malgré un effectif prestigieux et des ambitions affichées, la franchise traverse une série inquiétante, marquée par des écarts de plus en plus lourds face à des adversaires directs. Dans ce contexte tendu, les performances individuelles sont scrutées à la loupe, et les leaders n’échappent pas au jugement.
Ce soir-là, LeBron James a cristallisé une partie des critiques, mais très vite, l’attention s’est déplacée vers Luka Dončić. Auteur de 30 points, le Slovène a encore noirci la feuille de statistiques, tout en multipliant les pertes de balle et les tirs compliqués. Un contraste saisissant entre le volume produit et l’efficacité réelle, qui alimente un débat grandissant autour de son impact global sur le jeu de l’équipe.
Des chiffres qui interrogent malgré le volume offensif
C’est précisément ce paradoxe qui a poussé Skip Bayless à monter au créneau. Le polémiste n’a pas mâché ses mots, pointant du doigt ce qu’il considère comme une dérive inquiétante. « Vous regrettez ça à Dallas ? Cette inefficacité tueuse, c’est exactement le problème », a-t-il lancé, visant directement Dončić après une nouvelle déroute collective. Une sortie brutale, mais révélatrice d’un sentiment partagé par une partie des observateurs.
Il serait pourtant réducteur de faire porter toute la responsabilité sur Dončić. Privée d’Austin Reaves et confrontée à une défense des Pistons parmi les plus solides de la ligue, l’équipe des Lakers demande énormément à son meneur slovène. Le système repose largement sur sa capacité à créer, souvent dans des situations forcées, ce qui explique en partie la baisse d’efficacité observée.
Mais à force de tout concentrer sur un seul joueur, les limites apparaissent. Dončić aime contrôler le tempo, dicter chaque possession et porter l’attaque sur ses épaules. Sans relais fiables ni équilibre collectif, cette charge devient contre-productive, surtout face à des équipes disciplinées et bien organisées défensivement.
La vraie inquiétude pour Los Angeles ne se limite donc pas à une mauvaise série ou à des statistiques en baisse. Elle touche à l’identité même de cette équipe. Si Luka continue d’empiler les points sans retrouver l’efficacité et la rigueur nécessaires, la franchise pourrait rapidement basculer dans une logique de projection vers la saison suivante.
