Par Rédaction | Sport
Il aura suffi d’un match, d’une soirée maîtrisée et d’un retour en force inattendu pour relancer un débat que beaucoup pensaient déjà tranché. À 41 ans, alors que certains l’avaient discrètement rangé hors du paysage, LeBron James a rappelé que son influence dépasse encore largement les lignes statistiques.
La saison n’avait pourtant rien d’évident pour la star des Lakers. Entre une blessure au dos de type sciatique, un début d’exercice manqué et des interrogations autour de son avenir contractuel, James avançait dans un contexte inédit. Les résultats collectifs n’arrangeaient rien, avec une équipe en difficulté et battue quatre fois lors de ses cinq derniers matchs.
Puis est venue cette victoire face à Memphis. Dans un duel intense, Los Angeles s’est imposé 128-121, porté par un duo complémentaire mais aussi par un LeBron bien plus agressif que ces dernières semaines. Auteur de 31 points, 9 rebonds et 6 passes, il a livré sa prestation la plus aboutie de la saison, répondant présent dans les moments clés.
LeBron, Luka et un débat relancé
Cette performance n’a pas échappé à Skip Bayless, pourtant connu pour être l’un de ses critiques les plus constants. Sur les réseaux sociaux, l’ancien analyste d’ESPN a surpris en pointant davantage du doigt Luka Dončić que LeBron : « Les Lakers survivent à Memphis, qui affiche un bilan inférieur à 50 %, principalement grâce aux 12 tirs sur 18 de LeBron, remportant la victoire malgré le 1 sur 7 de Luka à 3 points (31 % pour l’année sur le deuxième plus grand nombre de tentatives de la NBA) et augmentant son nombre de pertes de balle, le plus élevé de la ligue, avec 6 de plus. Et pourtant, les fans scandent MVP ???? »
Ce message, loin d’être un simple compliment, remet en lumière la hiérarchie actuelle au sein des Lakers. LeBron a volontairement accepté un rôle plus effacé cette saison, cherchant à s’adapter au jeu de Dončić et à l’émergence d’Austin Reaves. Mais lorsque la situation l’exige, il reste capable de reprendre le contrôle, comme lors de ce succès face aux Grizzlies.
De son côté, Luka Dončić n’a pas été en reste sur le plan offensif avec 34 points, 8 passes et 6 rebonds. Mais son rendement extérieur et sa gestion du ballon continuent d’alimenter les critiques. Longtemps pointé du doigt pour son manque d’implication défensive, le Slovène semble toutefois faire des efforts visibles, accélérant le rythme et s’investissant davantage des deux côtés du terrain.
Ces ajustements restent insuffisants pour transformer instantanément les Lakers en référence défensive, mais ils offrent des motifs d’espoir à JJ Redick. Avec un effectif de cette qualité, chaque progrès compte, surtout dans une Conférence Ouest impitoyable.
